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alain fondateur


Number of posts: 19534 Localisation: Dompierre sur Veyle ,France Registration date: 2005-04-19
 | Subject: gifle Sat 2 Feb - 11:45 | |
| j'archive  education becomes interactive  pétition : http://www.lille.snes.edu/spip9/spip.php?article1369http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35263sur | Quote: | | le droit du professeur, poursuivi en justice par un parent d’élève, d’obtenir la protection de la collectivité publique due à tout « fonctionnaire attaqué à l’occasion de ses fonctions » |
| Quote: | | La protection statutaire, ce n’est pas rien ! En plus du soutien moral qu’elle apporte, elle permet de voir ses frais de justice pris en charge : un avocat coûte très cher, au cas où certains l’ignoreraient ! L’article 11 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 prévoit cette protection statutaire qui n’est pas un privilège mais une nécessité de service : elle vise à mettre les fonctionnaires à l’abri d’attaques dont ils pourraient souffrir par représailles à l’occasion de leurs fonctions. Nous y sommes : le professeur est bien attaqué devant le tribunal correctionnel par un parent d’élève à l’occasion de ses fonctions. |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Sat 2 Feb - 12:02 | |
| des centaines de commentaires partout .. Zidane ... j'en passe .... et ça ? | Quote: | | En faisant de chaque écolier un consommateur du service public d’éducation (qui devient donc une activité comme une autre), ce système le prépare ainsi à une illusion de liberté en face du marketing et de la consommation salvatrice. Et le client est roi: il ne va pas se laisser taper dessus… |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Mon 4 Feb - 10:52 | |
| http://www.lille.snes.edu/spip9/spip.php?breve476| Quote: | "Collège de Berlaimont" / Compte rendu de l’audience de la FSU au rectorat le 01/02/2008
samedi 2 février 2008 Georges Bouchart, Bruno Robin, Michel Devred pour la FSU
Nous avons d’abord réaffirmé notre soutien à un collègue qui s’est vu traité de façon indigne. Nous avons rappelé notre colère sur la façon dont le rectorat avait traité l’affaire, sans soutien et même en accablant le collègue. Pour la FSU il n’est pas acceptable qu’au-delà d’un rappel à la loi, des sanctions soient prises vis-à-vis d’un collègue dont les états de service sont tous élogieux. Nous avons fait part de l’émotion très vive de centaines de collègues qui ont fait part de leur indignation devant le traitement judiciaire et la réaction du rectorat. Cela témoigne de l’état d’esprit général, du sentiment du manque de soutien que nous rencontrons devant les difficultés quotidiennes vécues dans les établissements..
Dans sa réponse, le directeur de cabinet s’est voulu rassurant. Le rectorat n’a pas à s’exprimer sur le côté judiciaire, même si les conditions de la garde à vue ont provoqué une vive surprise. Pour le rectorat il ne s’agissait pas au départ d’une affaire exceptionnelle, c’est la médiatisation qui a provoqué l’ampleur des réactions. Les premières annonces de l’administration étaient donc mesurées, mais transformées par la presse (exemple, jamais de suspension… nous avons répondu que le « conseil » de la principale sur le congé médical n’était pas une bonne réponse). Une dépêche de l’AFP ce vendredi devrait recadrer les positions du rectorat. Le collègue est bien noté et l’administration le reconnaît. L’administration se veut dans une démarche de soutien :
le collègue sera reçu mercredi prochain par le recteur.
S’il décidait de déposer plainte, il sera accompagné par le rectorat.
Le rectorat proposera une aide et un suivi pour son retour au métier.
Il n’y aura pas de conseil de discipline.
Nous avons pris acte tout en constatant que jusqu’à présent ce n’est pas ce type de message qui était passé en direction de l’opinion et de la communauté éducative.. Il nous semble donc indispensable que le rectorat s’exprime plus clairement et publiquement en ce sens, ce serait la seule façon de constater la réalité de ce soutien.
Plus généralement, nous avons demandé que le soutien aux enseignants soit plus clair. Dans sa réponse, il a rappelé que le rectorat apportait systématiquement son soutien juridique aux collègues qui rencontraient ce type de problème. Le recteur écrit d’ailleurs une lettre personnelle aux collègues victimes d’une agression ; Nous avons dit que le rectorat n’était pas au courant de toutes les affaires en raison des réactions de certains chefs d’établissement qui refusent de signaler et imputent la responsabilité aux collègues eux-mêmes. Le directeur de cabinet a répondu qu’il fallait effectivement un travail de concertation qui n’est pas toujours réalisé.
Il nous faut donc être vigilant pour voir si le discours s’infléchit réellement, et continuer à apporter notre soutien au collègue. |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Wed 6 Feb - 12:19 | |
| pfffffffffffff Fillon "soutient" l'enseignant qui avait giflé un élève | Quote: | | Le Premier ministre François Fillon a manifesté mercredi sur RMC et BFM-TV son "soutien" à l'enseignant qui avait giflé un élève irrespectueux, se disant "choqué" que le professeur ait été gardé à vue. "Il n'est pas acceptable qu'un élève traite un enseignant de connard, c'est une faute qui mériterait, semble-t-il, une sanction plus sérieuse que celle qui a été prise (3 jours de suspension, ndlr), et donc oui, je soutiens cet enseignant", a-t-il dit. Interrogé sur les 48 heures de garde à vue infligées à l'enseignant, le chef du gouvernement a déclaré ne pas avoir "de jugement à porter sur la justice", ajoutant aussitôt: "Mais franchement, en tant que citoyen et en tant que parent d'élève, oui ça me choque". (D'après agence) |
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 | Subject: Re: gifle Thu 7 Feb - 8:02 | |
| | Quote: | Communiqué de presse SNES LILLE : PAS DE SANCTION POUR LE COLLEGUE DE BERLAIMONT
mercredi 6 février 2008 PAS DE SANCTION POUR LE COLLEGUE DE BERLAIMONT A l’issue d’une rencontre avec le recteur ce matin, le collègue de Berlaimont a été pleinement rassuré sur son sort. Il n’y aura aucune sanction administrative. Sur le plan administratif, le SNES se félicite de cette sortie de crise rendue possible par la mobilisation très forte dans le pays (plus de 20 000 signatures). Reste le problème judiciaire. Le SNES reste mobilisé et appellera à l’action. Plus largement cette affaire a montré l’ampleur du mécontentement au sein de l’Education Nationale. Cela n’est pas lié seulement aux relations au sein de la classe et de l’établissement, qu’on ne saurait pourtant négliger. Conditions de travail, suppressions de postes, menaces sur l’avenir des statuts et du droit à l’éducation pour tous sont aussi à la source de cette colère. Le gouvernement doit tenir compte de cela aussi, et notre mobilisation ne doit pas faiblir. |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Fri 8 Feb - 7:35 | |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Tue 12 Feb - 8:07 | |
| Jean Dell est un comédien, scénariste et auteur dramatique français. L’Institeur par Jean Dell. | Quote: | "Bonjour les enfants, Excusez-moi je suis très en retard. J’ai été retenu au Trubunal correctionnel quite au regard un p’tit peu sévère que j’ai lancé à Sébastien quan il a enflammé le réfectoire. Enfin, tout ça est règlé, je verserai à sa famille un franc de dommages et intérêts, hein. ..." |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Sun 17 Feb - 9:46 | |
| les gifles aux enseignants !Guy Möquet un mort par cartable CM2 et ...  |
|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Sun 24 Feb - 12:27 | |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Wed 27 Feb - 16:05 | |
| | Quote: | Etampes : pas de "faute caractérisée", selon les inspecteurs généraux LE MONDE | 17.01.06 | 13h57 • Mis à jour le 27.02.08 |
Les conclusions du rapport administratif des deux inspecteurs généraux de l'éducation nationale, André Hussenet et Gérard Pourchet, sur l'agression de Karen Montet-Toutain, le 16 décembre 2005, au lycée Louis-Blériot d'Etampes (Essonne), devaient être communiquées au ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien, mardi 17 janvier. Le rapport ne sera pas rendu public mais transmis au procureur d'Evry.
"Nous n'avons pas établi de faute caractérisée des responsables de l'établissement scolaire, de l'inspection pédagogique, de l'inspection académique ou du rectorat, estiment les inspecteurs généraux. Nous n'avons pas établi non plus de lien direct entre le geste de l'élève qui a agressé Mme Montet-Toutain et le climat qui régnait au lycée Louis-Blériot."
Le 16 décembre 2005, Karen Montet-Toutain, professeure d'arts appliqués, avait été agressée de plusieurs coups de couteau en plein cours. A la suite de cette agression, le ministre de l'éducation nationale avait demandé une enquête administrative sur l'établissement "afin de clarifier la situation, s'il y avait le moindre doute".
Les inspecteurs généraux chargés de l'enquête ont cherché à établir comment "un tel acte avait pu advenir". Ils ont rencontré "au moins une cinquantaine de personnes" dont Mme Montet-Toutain, le jeudi 12 janvier. "Nous n'étions pas là pour défendre quelque institution que ce soit", expliquent les auteurs du rapport. Si quelqu'un a failli, il fallait l'établir et sanctionner justement."
Le geste du garçon, Kevani Wansale, ne procède pas "d'un laxisme" dans l'établissement, expliquent-ils. Mais intervient "au contraire en réaction à une sanction" dont a fait l'objet le jeune homme après avoir tenu des propos discriminatoires, le 21 novembre 2005, contre son professeur de français. "A cette occasion, Mme Montet-Toutain, en tant que professeure principale, a accompagné ce professeur de français dans sa démarche pour que l'élève soit sanctionné. L'élève a fait l'objet de cinq jours d'exclusion. C'est à l'occasion d'une convocation par Mme Montet-Toutain pour recevoir le bulletin trimestriel de son fils que sa mère a été informée de cette sanction qu'elle ignorait." Le lendemain, le 16 décembre, Kevani Wansale a agressé Mme Montet-Toutain.
Auparavant, celle-ci avait fait une fiche de signalement contre un autre élève "pour menace de viol". Mais, précisent les auteurs du rapport, "dans cette fiche, à la question : "demandez-vous une sanction ? Oui ou non", elle avait entouré "non"".
Le 5 décembre, à l'occasion d'un conseil de classe, Mme Montet-Toutain a évoqué des incidents avec une classe de CAP durant laquelle deux garçons l'auraient menacée de mort. Durant le cours, la classe était très énervée, a-t-elle rapporté dans la presse (Le Monde 12 janvier). Certains ont une discussion pendant laquelle ils disent pouvoir gagner en une seule fois la même chose que ce que gagne un professeur. "Comment ?", leur demande l'enseignante. Par des cambriolages, répondent-ils. "Et si on vous surprend ?" poursuit l'enseignante. Ils prétendent qu'ils tireraient. Y compris sur elle. Les rapporteurs estiment, pour leur part, que la menace n'est pas établie et qu'il incombera à la justice de déterminer les responsabilités.
Mme Montet-Toutain dit avoir évoqué ces menaces de mort durant le conseil de classe du 5 décembre. Le proviseur ne les aurait pas entendues et la conseillère principale d'éducation n'aurait pas eu de rapport sur cet incident.
Les inspecteurs généraux reviennent également sur l'épisode du mail qu'avait envoyé Mme Karen Montet-Toutain à son inspectrice pédagogique, Isabelle Basquin, où elle disait notamment ne plus se sentir en sécurité. Mme Basquin a reçu ce mail le 6 décembre, expliquent les inspecteurs généraux. Elle n'a pas voulu y répondre par écrit considérant que compte tenu de la charge affective très forte dans ce mail, il fallait qu'elle entre directement en contact avec Mme Montet-Toutain. Elle a donc téléphoné au lycée le lendemain matin pour avoir le numéro personnel de l'enseignante, l'a appelée chez elle le soir même mais est tombée sur le répondeur. Elle savait qu'elle allait la voir le 9 décembre à l'occasion d'une réunion des professeurs d'arts appliqués du département. A cette réunion, elle est allée voir Mme Montet-Toutain et lui a parlé du mail. Le professeur est apparu dynamique, souriante. Et elles se sont mis d'accord sur une visite de l'inspectrice pédagogique au lycée en janvier. Mme Montet-Toutain souhaitait être inspectée car elle estimait que sa notation n'était pas à la hauteur de sa compétence et de son investissement.
Le lycée Louis-Blériot, qui avait fait l'objet de deux visites de la part d'inspecteurs généraux en 2000 et 2005, n'avait pas "la réputation d'un établissement violent". "La seule vraie difficulté y était l'absentéisme des élèves et la concentratation de sections pour des élèves en difficulté." Les inspecteurs considèrent qu'il faudrait revoir "sa structure pédagogique et la carte des formations" qui comporte trop de sections peu attractives destinées à des élèves en difficulté. Par ailleurs, l'établissement doit faire l'objet d'une reconstruction.
Gilles de Robien, qui a rencontré Mme Montet-Toutain, lundi 16 janvier, a rappelé qu'il préparait une réactualisation d'une circulaire de 1998 sur la conduite à tenir en cas de violences scolaires |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Wed 26 Mar - 7:39 | |
| | Quote: | Depuis, José Laboureur a reçu "plus de 40.000 lettres de soutien ou d’indignation", selon l’un de ses avocats, Maître Jean-Marc Villesèche. "Cette mobilisation nous semblait difficilement compatible avec une audience qui ne soit pas publique".
Le professeur a donc renoncé à la procédure de plaider-coupable qui devait avoir lieu demain. Cette procédure se déroule seulement en présence du prévenu et de son avocat et permet de négocier la peine en échange d’une reconnaissance de culpabilité. José Laboureur, qui reconnaît son geste, souhaite désormais un débat public sur la question. Il désire comparaître devant un tribunal, pour "défendre la corporation" des enseignants "et tous les gens qui [l’]ont soutenu". |
http://www.france-info.com/spip.php?article114438&theme=9&sous_theme=11# |
|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Fri 28 Mar - 8:14 | |
| | Quote: | > ***A propos d'une gifle****
> Quand les relations entre profs et élèves sont réglées par la violence > ou le procès, c'est l'école même qui est en cause > Imaginez. Vous êtes professeur de technologie au collège de Berlaimont, dans > le nord de la France. Dans un geste d'énervement, vous avez jeté à terre les > affaires d'un élève récalcitrant (11 ans). *«Connard !»*, a répliqué celui-ci. Que faire ? Vous avez deux secondes pour réagir. Si vous ne faites rien, si vous ne reprenez pas la main dans les deux secondes, adieu votre autorité. La prochaine fois, un autre élève ne vous ratera pas. Alors, la gifle qui part n'est pas une solution. Les profs ne doivent pas gifler les élèves. Mais ce n'est pas non plus un acte de violence délibéré.. C'est une mesure conservatoire. On verra ensuite... > Car une classe est un psychodrame permanent. Il se passe toujours quelque chose, séduction ou intimidation mutuelle, entre le prof et les élèves. Si un prof perd une fois son autorité, il ne la retrouvera jamais. S'il perd le contrôle, la débâcle est assurée. Sa vie devient un enfer, sa classe, un bordel. Les culs-bénits de la pédagogie ne vous diront jamais ce qu'il faut faire quand on se fait traiter de connard. Quant aux parents d'élèves à l'idéologie maternitaire, faux jetons comme pas un, ils demanderont avec véhémence que l'on rétablisse enfin une autorité qu'ils auront tout fait pour démolir. Je viens de prononcer un mot tabou : autorité. Il ne faut pas *faire* preuve d'autorité, décrète-t-on aujourd'hui, mais il faut *avoir* de l'autorité pour éviter les débordements. Va comprendre, Charles. Mais d'où vient-elle, cette autorité ? Pas de la force physique, évidemment (à un contre vingt-cinq !). Pas non plus du savoir, depuis que l'on a décidé que le savoir est la chose du monde la mieux partagée, que, du reste, les enfants le possèdent naturellement, et que l'effet de la pédagogie est seulement de les aider à le leur révéler... Vient-elle alors des parents, qui prennent désormais systématiquement parti pour leur rejeton ? Ou de la société, quand chaque soir la télévision explique à l'élève que son prof est effectivement > un connard qui fait les pieds au mur pour 2 000 euros par mois, quand on peut en gagner cent, voire cinq cents fois plus en étant dealer ou trader, Zidane ou Bouton ? > Alors, ne nous y trompons pas. Quand, à l'intérieur de l'école, les relations entre profs et élèves sont réglées par l'intimidation, la violence ou le recours au juge; quand, dans le cas que je viens de citer, l'élève insulteur s'en tire avec quelques heures de permanence tandis que le prof gifleur écope d'une suspension, d'une garde à vue et d'une comparution en correctionnelle, la question n'est plus de savoir qui a tort et qui a raison : c'est le principe même de l'école qui est en cause. > Dans une société stupidement militariste comme la nôtre, l'école ne saurait être qu'une survivance, une garderie, et le prof, un montreur d'ombres chinoises. Il faudra bientôt faire sans elle. *Si les enseignants croient encore à leur métier, ils se mettront en grève générale le 27 mars, date à laquelle le prof sera traîné devant les tribunaux*. > C'est le moment que la commission Attali choisit pour ajouter au socle des connaissances exigibles dans le primaire *«la maîtrise d'Internet, la capacité de travailler en groupe, la maîtrise de l'anglais, le développement de la créativité ou l'apprentissage de l'économie... sans pour autant alourdir la charge scolaire de l'enfant» (sic)*. Comme 30% sortent de l'école sans savoir lire ou sans comprendre ce qu'ils lisent, le métier d'instituteur, qui était déjà une joie, va devenir un bonheur permanent. > D'autant plus que l'évaluation de la pédagogie du professeur se fera désormais *«aussi»* par les élèves. Je note toutefois qu'aucun banquier, aucun industriel au sein de la commission n'a proposé que les PDG soient désormais évalués par les OS. > Pendant ce temps, la commission Pochard, pour ne pas être en reste, a proposé que le mérite - pardon la performance - soit désormais pris en compte dans la rémunération des profs ! Il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin. Je demande que les honoraires des médecins dépendent désormais de la guérison des rhumes, le traitement des juges du nombre de récidives, celui des ministres et du président de la combe du chômage. Je crains pourtant que les profs soient seuls victimes du crétinisme managérial qui a envahi la France. Tant il est vrai que la Révolution française a garanti à chaque citoyen le droit imprescriptible de débiter, dès qu'il s'agit de l'école et des maîtres, toutes les sornettes qui lui passent par la tête. > > *Jacques Julliard* > Le Nouvel Observateur, 14-20 février 2008 |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Thu 19 Jun - 18:11 | |
| | Quote: | Berlaimont : procès le mercredi 25 juin à 13 h 30
Bonjour,
Comme 40 000 personnes, vous avez signé la pétition en faveur du professeur du collège Gilles de Chin à Berlaimont (Nord). Il est inculpé sous des chefs d’accusation très graves, pour une gifle donnée à un élève qui l’avait insulté. Toutes les signatures et tous les témoignages que vous avez laissés sur le site du SNES de Lille lui ont été transmis.
Notre collègue a refusé de plaider coupable et le procès a été reporté. Il sera donc jugé le 25 juin au tribunal d’Avesnes sur Helpe.
La section académique du SNES et le SNES national avaient exprimé leur soutien au collègue en dénonçant immédiatement la procédure et la brutalité de la réaction policière et judiciaire.
Vous avez participé au vaste mouvement de solidarité en sa faveur qui doit se poursuivre aujourd’hui : il faut être très nombreux à Avesnes à 13h 30.
Le SNES a déposé un préavis de grève pour tous les collègues qui souhaiteront s’y rendre.
Le secrétariat académique du SNES de Lille s3lil@snes.edu |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Wed 25 Jun - 17:19 | |
| le proc connaît la musique : | Quote: | "Berlaimont n'est pas une classe de 40 élèves de terminale à Bobigny qui ont de 17 à 20 ans et mesurent 1,90 m et qui s'en prennent à une jeune professeur qui vient d'obtenir son Capes",
Une amende de 800 euros a été requise mercredi 25 juin devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe (Nord) à l'encontre d'un professeur de Berlaimont (Nord), jugé pour avoir giflé un élève de 11 ans qui l'avait traité de "connard". Il encourait 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.
"Ce n'est pas une gifle, c'est une scène de violence. Au-delà de ces violences, il y a une volonté d'humiliation", a estimé dans son réquisitoire le procureur de la République d'Avesnes-sur-Helpe Bernard Beffy. a-t-il ajouté. |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: gifle Wed 13 Aug - 15:20 | |
| | Quote: | Le professeur qui avait giflé, il y a cinq mois, un élève de 11 ans qui l'avait insulté, a été condamné mercredi 13 août à une amende de 500 euros par le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.
Poursuivi pour "violences aggravées sur mineur", José Laboureur encourait cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Le parquet avait requis une amende de 800 euros à son encontre. |
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