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Sans papiers ( Tchétchénie et cie)

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alain
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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Sat 21 Jun - 19:22

Quote:
JORIS, 11 ANS, FRANÇAIS, ORPHELIN DE MERE VA ETRE PRIVE DE SON PERE AUJOURD'HUI.
Il ne reste que quelques heures à peine pour empêcher une abomination de se produire. Alors qu'il est orphelin de mère, Joris, 11 ans, de nationalité française, élève de l'école André-Moine à Angers, risque de voir son père expulsé en Côte d'Ivoire.

Aboubacar Coulibaly, le père de Joris, a commis quelques délits mineurs il y a plusieurs années Il a été condamné et a purgé sa peine de six mois. Depuis le suicide de la mère de Joris (dont il était séparé), il est revenu à Angers pour s'occuper de son fils, ce qu'il fait. Par exemple, il vient régulièrement le conduire et assiste à toutes les réunions de parents. Il travaille dans une imprimerie. Son employeur comptait l'embaucher car il est très satisfait (c'est d'ailleurs lui qui règle les frais de l'avocat).

L'expulsion d'Aboubacar Coulibaly serait une honte.

D'abord parce qu'elle serait une preuve supplémentaire de la duplicité de M. Sarkozy qui prétend avoir aboli la double peine quand ça l'arrange mais qui, dans les faits, en fait exécuter des milliers chaque année.

Ensuite parce que Joris est Français, comme sa mère, et qu'un parent d'enfant Français qui participe à l'éducation de son enfant ne peut légalement pas être expulsé. Mais M. Hortefeux s'en moque. Il veut des chiffres pour s'en glorifier dans ses conférences de presse. Et tant pis si la vie d'un gamin de 11 ans en est détruite.

Enfin, il est incompréhensible qu'aujourd'hui, en France, il se trouve des responsables, préfets et ministre, pour ordonner à des fonctionnaires d'expulser à des milliers de kilomètres le père d'un enfant déjà orphelin de sa mère ! Où sommes-nous ? Ces gens-là n'ont pas de sentiments, ils n'ont que des intérêts.

Quoi qu'il en soit, il n'est pas question de laisser faire. Il faut faire savoir aux planificateurs de l'inhumanité ce qu'en pensent les gens normaux. Par mails et par fax, mais aussi, compte-tenu de l'urgence, par téléphone. On est samedi, mais dans les préfectures comme dans les ministères se trouvent des « permanenciers » qui peuvent prendre la décision d'empêcher que Joris soit rendu quasi-orphelin de mère et de père.

Particuliers mais aussi personnalités et journalistes ont un rôle à tenir. L'avion décolle de Roissy à 13h25. On a 3 heures





PREFECTURE MAINE ET LOIRE

Standard 02 41 81 81 81 fax : 02 41 88 04 63





Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et

geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

à Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com

Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne *Tél. :* 04 73 31 85 85 *Fax :* 04 73 36 73 45

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alain
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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Sat 21 Jun - 21:30

Quote:
aèfeupé - il y a 12 minutes

PARIS (AFP) - Un Tunisien de 41 ans est décédé samedi en fin d'après-midi au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes a-t-on appris de source concordantes, alors que selon certains retenus des incidents ont éclaté, ce que la préfecture de police a formellement démenti.
(Publicité)

Selon une source proche de l'enquête, la personne est décédée "d'une crise cardiaque, sans intervention des effectifs de police".

La préfecture de police (PP), qui a confirmé le décès, a indiqué que ce ressortissant tunisien était "sous le coup d'une interdiction définitive du territoire français décidée par un arrêt de la cour d'appel de Paris".

Un premier examen médical n'a décelé "aucune trace suspecte sur le corps" a-t-on indiqué de source proche de l'enquête.

La 2e division de police judiciaire (2e DPJ) a été chargée de l'enquête.

Le député Jean-Pierre Brard (app PC) s'est rendu sur place où il a été informé du décès.

"Le médecin m'a dit qu'il ne voulait pas se prononcer sur les causes de la mort" de cette personne, "une autopsie sera pratiquée demain (dimanche, ndlr) pour les déterminer", a-t-il déclaré à l'AFP.

M. Brard a indiqué qu'on lui avait rapporté que son compagnon de chambre s'était déjà "inquiété" de son état de santé vendredi, trouvant qu'il "respirait mal".

Des personnes retenues, qui avaient alerté l'AFP, ont fait état d'incidents une fois que la nouvelle s'est répandue dans le centre.

Un retenu joint par téléphone par l'AFP a expliqué qu'une personne était allée "dans sa chambre pour faire une sieste. Son ami s'est rendu compte qu'il ne respirait plus et les infirmières ont dit qu'il était mort."

Deux à quatre véhicules de pompiers se trouveraient dans le centre de rétention, ainsi que des renforts de CRS.

Un autre retenu du CRA 1 a entendu dire qu'un homme était mort au CRA 2. Ce retenu a vu dans la cour du CRA 2 des pompiers, le Samu et des renforts de police. Il a aussi senti l'odeur de gaz lacrymogènes, qui auraient été répandus pour dispersés les retenus du CRA 2 qui s'enquéraient de l'état de santé de cette personne.

Un témoin, qui a requis l'anonymat et qui se trouvait à l'extérieur du CRA, s'est vu interdire l'accès pour rendre visite à un retenu.

Il a fait état d'un "début d'émeute" dans le CRA avec dispersion de gaz lacrymogènes.

Selon un autre retenu, qui a souhaité garder l'anonymat, il y aurait eu des bousculades et plusieurs retenus auraient vomi à cause des gaz lacrymogènes.

Une représentante du Réseau Education Sans Frontières, Florence Ostier, a évoqué auprès de l'AFP le témoignage d'un retenu, selon lequel il y a eu du "grabuge dans le centre" après l'annonce du décès, lui a-t-il raconté.

"La préfecture de police de Paris (PP) dément qu'à l'annonce du décès des incidents aient éclaté à l'intérieur du centre. Les retenus ont simplement voulu connaître la situation", a déclaré la PP à l'AFP.

Selon Mme Ostier, vendredi, toujours selon sa source, trois personnes se seraient trouvées mal et auraient été hospitalisées pour une raison indéterminée, sans que l'on dispose samedi de nouvelles à leur sujet. Ces informations qui n'ont pas été confirmées officiellement.

Le CRA de Vincennes, qui peut accueillir 280 personnes en attente d'expulsion ou de libération, a été ces derniers mois plusieurs fois le théâtre de tensions, certains retenus protestant contre leurs conditions de rétention.



copirate aèfeupé


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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Sun 22 Jun - 19:57

Quote:
Incendie au centre de rétention de Vincennes, les retenus évacués
Il y a 2 heures

PARIS (AFP) — Les deux bâtiments du centre de rétention administratif (CRA) de Vincennes, le plus grand de France, ont été détruits dimanche dans un incendie d'origine indéterminée survenu dans un contexte de forte tension et les personnes retenues ont été évacuées.

Jean-Pierre Brard, député (app. PCF), qui a pu pénétrer à l'intérieur du CRA peu après 18H00, a déclaré à l'AFP qu'il y avait "au moins 14 blessés", sans pouvoir préciser la gravité de leur état.




putain , mais qu'on les laisse brûler 18 mois !



http://pagesperso-orange.fr/alaindumenieu/artvrml/120608.htm
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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Sun 22 Jun - 20:21

Quote:
L'incendie serait lié à une manifestation de protestation organisée au lendemain du décès d'un retenu tunisien de 41 ans, a-t-on indiqué de source policière. Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris note que cette manifestation [b]"non déclarée" [/b]s'est déroulée à partir de 15h25 à proximité immédiate du centre et que vingt minutes plus tard, "plusieurs foyers d'incendie volontaire ont été détectés".


connards de manifestants qui déclarent même pas les crise cardiaques à l'avance !
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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Mon 23 Jun - 12:57

Quote:
Reuters - il y a 40 minutes

PARIS (Reuters) - Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a provoqué lundi un tollé en s'en prenant aux associations de défense des sans-papiers, notamment RESF, qu'il accuse d'être en partie responsables de l'incendie du centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) dimanche.
(Publicité)

Dans un communiqué, le député des Hauts-de-Seine demande que "toutes les conséquences soient tirées y compris au plan judiciaire si la responsabilité de membres de collectifs comme RESF était avérée".

L'incendie a presque détruit dimanche après-midi les deux bâtiments du centre de rétention administratif de Vincennes, un des plus grands de France, où étaient enfermés 273 étrangers sans papiers en instance d'expulsion.

Le sinistre a été déclenché après le décès d'un Tunisien, retrouvé mort d'une crise cardiaque dans sa chambre samedi.

Une quinzaine d'étrangers auraient profité du chaos pour prendre la fuite. Le reste des internés administratifs ont été transférés en car ou en train vers les centres de Palaiseau, Lille et Nîmes.

Selon plusieurs témoins, des retenus auraient mis le feu à des matelas alors que se déroulait à l'extérieur une manifestation de soutien.

"Il n'est pas tolérable que des 'collectifs', type RESF, viennent faire des provocations aux abords de ces centres au risque de mettre en danger des étrangers retenus", souligne le porte-parole de l'UMP dans son communiqué.

Il réclame "la plus grande fermeté contre les collectifs qui se livrent à ce type d'actions à proximité de lieux où ils n'ont absolument rien à faire".

"DÉLIRE"

"Le véritable scandale n'est pas que quelques centaines d'hommes désespérés aient incendié leur prison. Il est dans leur internement administratif, prélude à leur expulsion", réplique RESF dans un communiqué.

"L'explication aux événements d'hier à Vincennes est là, dans le désespoir total de chacun des enfermés et dans la concentration du malheur dans une centaine de cellules", souligne Réseau éducation sans frontières.

S'en prendre aux associations, "quel délire!", dénonce le Parti communiste pour qui "l'aveuglement sécuritaire de cette droite leur fait décidément perdre la raison".

"L'incendie regrettable du (centre de Vincennes) n'est que le symptôme d'une désastreuse politique du chiffre ou l'essentiel est toujours plus de s'acharner sur les sans-papiers coûte que coûte, l'humanitaire devenant quantité négligeable", souligne le communiqué communiste, qui se joint à l'appel à manifester du Mrap mardi soir devant ce qu'il reste du centre de rétention.

Pour le député socialiste Pierre Moscovici, la politique d'immigration de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux "risque d'aboutir à la multiplication de ce type d'accidents".

"Ce que montre cet accident très grave, c'est qu'on ne peut pas traiter les immigrés, quelle que soit la situation légale, illégale, dans des conditions humaines", a-t-il déclaré sur France Info. "Il est important que quelqu'un qui est immigré, qui vit sur notre sol, puisse voir ses droits pleinement respectés", a-t-il ajouté.

Les Verts de leur côté s'adressent au tout nouveau Contrôleur des lieux de privation des libertés, Jean-Marie Delarue, nommé ces derniers jours, pour qu'il se saisisse "en urgence" de la situation des retenus de Vincennes.

"L'incendie du centre de rétention de Vincennes est le résultat d'une situation explosive et indigne, connue et provoquée par le gouvernement", estime la secrétaire nationale du parti écologistes, Cécile Duflot.

Laure Bretton, édité par Pascal Liétout

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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Sat 28 Jun - 22:48

http://www.dailymotion.com/fr/cluster/webcam/featured/video/x5wnhh_pierre-bourdieu-leconomie-sociale_news
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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Sat 28 Jun - 23:50

oui oui ..absolument ...

et sur sa dernière phrase ...

"je ne sais combien de noirs en prisons " ...
eh bien ...ya pas que les noirs , hein ,
c'est démentiel le pourcentage de gens en taule aux USA ,...
super violence du "système " comme il dit ...

et super cachée/ pas connue aussi ...
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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Sun 29 Jun - 21:41

trouvé ça sur mon nouvel ordi XP , je sais plus d'où ça vient

http://dumenieu.free.fr/artvrml/images/Jeanne_Moreau_lettre.mp3


<embed src="http://dumenieu.free.fr/artvrml/images/Jeanne_Moreau_lettre.mp3" width="400" height="100" autostart="FALSE"></embed>
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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Tue 1 Jul - 12:38

une note positive :


http://www.sonybmg.fr/EPK-La-France-des-couleurs-5eme.html

bon
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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Wed 2 Jul - 20:07

une autre de " routine " Sad

Quote:
Trois choses dans cet envoi :



1- Une déclaration de RESF s'associant à la demande de libération des

ex-détenus de Vincennes et leur rapatriement

2- Une proposition de lettre à adresser au Ministre de ... et au Préfet de police de Paris

3- Un appel à souscription pour pallier les carences de l'Etat concernant le rapatriement des ex-retenus de Vincennes

_____

> *déclaration de RESF*

> Voir également à ce sujet :

> Communiqué de presse du RESF au sujet des événements de Vincennes

> http://resf.info/article14333.html

> Conférence de presse du RESF à l'Assemblée Nationale

> http://resf.info/article14551.html

> "vu à la télé" : Huit retenus du centre de Vincennes libérés à Nîmes

> http://resf.info/article14429.html

> _____



Le centre de rétention brûle, Hortefeux ne pense qu'à expulser !



Le dimanche 22 juin, après la mort la veille, dans des conditions obscures, d'un sans-papier tunisien malade, le centre de rétention de Vincennes a été incendié par des retenus révoltés. Les personnes retenues ont ainsi préféré courir le risque de mourir brûlées ou asphyxiées plutôt que de continuer à être enfermées, humiliées et reconduites dans un pays où elles ne veulent pas vivre.



Alors même que le feu n'était pas encore éteint, qu'aucune information fiable ne filtrait sur le nombre de blessés et leur état, il est vite apparu que pour Hortefeux et ses préfets, la seule urgence était de trouver de nouveaux lieux de rétention pour les sinistrés de Vincennes. Ainsi, dans la nuit, dans des conditions qu'on a peine à imaginer dans un Etat qui aime à se donner l'image de pays des droits de l'homme, les retenus de Vincennes, pieds nus, sans aucune affaire, encore sous le choc, ont tous été transférés à grands renforts de bus, trains et escortes policières vers les centres de rétention de Cité, Palaiseau, Oissel, Lille et Nîmes.



Certains blessés qui avaient été évacués plus tôt dans l'après midi vers l'Hôtel Dieu ont été également tirés de leur lit d'hôpital en pleine nuit et transférés en rétention.



On comprend mieux maintenant que la préfecture de police de Paris ait annoncé les chiffres les plus fous concernant de prétendues évasions, chiffres aussitôt démentis le lendemain.... D'ailleurs puisque c'était la principale inquiétude de l'administration, d'évasion il n'y en a eu aucune, l'unique évadé potentiel restant ayant été retrouvé à l'hôpital où il avait été évacué ! Ces informations et chiffres contradictoires prouvent seulement que les services préfectoraux n'étaient même pas sûrs que tout le monde soit présent et donc sain et sauf, sans doute trop occupés à organiser la seule logistique qui compte à leurs yeux : celle visant à ce que personne ne retrouve la liberté...



Dans son obsession du chiffre à atteindre, l'administration n'a même pas prévu que plusieurs retenus n'étaient qu'à quelques jours voir quelques heures de la fin de leur rétention. Ainsi, plusieurs personnes 2 ou 3 jours après leur arrivée à Nîmes ou Lille ont été remises à la porte du centre sans chaussures, sans argent, sans moyen de transport pour rentrer chez elles et parfois même sans le laissez-passer de quelques jours qu'on doit remettre à chaque retenu au sortir de la rétention, afin de lui laisser le temps d'organiser son départ.



RESF dénonce la traque, l'arrestation, l'enfermement et l'expulsion des sans-papiers érigée en priorité nationale et soutient la résistance à cette politique.



RESF demande la libération immédiate des personnes qui étaient retenues au CRA de Vincennes et qui croupissent dans un désespoir de plus en plus profond, dans les centres où elles ont été transférées, ainsi que leur rapatriement vers les villes où ils sont domiciliés, aux frais de la Préfecture de Paris.

La politique de l'étranger bouc émissaire met chacun de nous en danger, ce n'est pas de ce monde là que nous voulons pour nous-mêmes et nos enfants !







> *proposition de lettre*

>

> Monsieur le Préfet, ( / le Ministre)

>

> A la suite des événements qui se sont produits le 21 et le 22 juin

> au Centre de rétention administrative de Vincennes, nous exigeons

> que toutes les personnes qui y étaient retenues soient libérées

> sur le champ.

>

> Ces hommes sont tous éprouvés moralement et physiquement, et nous

> nous refusons à penser que, face à une telle situation, le premier

> objectif du représentant de l'Etat que vous êtes puisse

> consister, quelles que soient les conséquences humaines, à

> veiller à la poursuite implacable de la « machine à expulser ».

>

> Pourtant la priorité de vos services a été de transférer les

> retenus de Vincennes, transferts qui se sont effectués dans des

> conditions indignes d'un pays comme la France.

>

>

> De fait, il est impossible à votre administration de respecter les

> droits des retenus dispersés aux quatre coins de la France, sans

> argent, sans vêtements de rechange, et surtout sans leurs proches

> pour les visiter.

>

>

> Mais plus encore que de droit, il s'agit là de justice et du

> respect de la volonté d'une partie de plus en plus importante de

> la population française, révoltée par le comportement des

> autorités face à des personnes qui sont par leur travail, leur vie

> familiale, leur vie sociale, des composantes de la société toute

> entière. Ce peuple français que vous représentez à travers votre

> fonction est de plus en plus sensibilisé à la situation d'iniquité

> et d'inhumanité dont fait preuve son Etat face à la situation des

> personnes sans papiers.

>

> Nous, Réseau Education Sans Frontière, entendons faire savoir le

> plus largement possible, à l'intérieur des frontières du pays mais

> également à l'extérieur, au moment où la France va prendre la

> présidence de l'Union européenne, que l'acharnement de l'Etat

> français contre les 280 retenus de Vincennes est en contradiction

> totale avec l'image que nos représentants veulent donner de la France.

>

>

> Libérer les retenus de Vincennes est la seule décision compatible

> avec les valeurs de la France, à savoir Liberté, Egalité, Fraternité.

>

>

> Nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, ( / Monsieur le

> Ministre) en l'expression de nos salutations citoyennes.

>

> à adresser à :

> Préfet de Police de Paris : fax = 01 53 71 67 23 / mail =

> prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

> <mailto:prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr>

>

> Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62

> 00 Standard 01 77 72 61 00

>

> Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

> <mailto:patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr>

>

> Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

> <mailto:thierry.coudert@iminidco.gouv.fr>

>

> Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

> <mailto:guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr>

>

> Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr

> <mailto:sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr> et

>

> geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

> <mailto:geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr>

>

> à Matignon :

> http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

>

> Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

>

> Maxime Tandonnet (conseiller immigration)

> maxime.tandonnet@elysee.fr <mailto:maxime.tandonnet@elysee.fr>

>

> Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D,

> sur son blog g@larrive.com <mailto:g@larrive.com>

>

> Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne *Tél. :* 04 73 31 85

> 85 *Fax :* 04 73 36 73 45

>

> _____

> appel à souscription

>

> *Souscription en faveur des ex-retenus de Vincennes*

>

> *déportés à Nîmes et Lille sans billet de retour.*

>

> Suite à l'incendie de la prison administrative pour étrangers de

> Vincennes, certains des internés ont été déplacés en train ou en

> autocar vers d'autres lieux d'incarcération, parfois très éloignés

> comme Lille, Oissel ou Nîmes.

>

> A l'occasion de ces déplacements, des fautes de procédures ont été

> commises, entraînant la libération de plusieurs dizaines de ces

> prisonniers. D'autres, parvenus au terme des 32 jours de prison

> administrative autorisés par la loi française sont libérés aussi.

>

> Pourtant, si l'administration a su trouver en urgence les dizaines

> ou les centaines d'hommes nécessaires à leur escorte ainsi que les

> moyens de transport (aller et retour pour les policiers), rien

> n'est prévu pour le rapatriement des retenus libérés.

>

> Ils se retrouvent ainsi à des centaines de kilomètres de leur

> domicile, sans autres vêtements que ceux qu'ils portaient sur eux

> au moment de l'incendie, sans un sou, dans une ville où ils ne

> connaissent personne. La préfecture de police qui avait pris

> l'initiative de les placer en rétention puis de les expédier à des

> centaines de kilomètres se moque royalement de ce qu'il peut

> advenir d'eux quand ils échappent à sa machine à expulser.

> Interrogés à plusieurs reprises sur cette question, les services

> du Préfet de police n'ont pas répondu.

>

> Devant l'urgence un certain nombre de militants et de citoyens ont

> pris sur eux de payer les billets. Une souscription est ouverte

> pour rembourser les billets déjà financés et payer ceux à venir.

> Il semble en effet légitime que face à la mesquine inhumanité de

> l'Etat et de ses plus hauts représentants, la population de ce

> pays mette la main à la poche et verse quelques euros. Un don en

> forme de gifle à l'égard de ceux qui, même quand ils prétendent

> avoir un coeur comme tout le monde, n'ont que des intérêts.

>

>

> Chèques à l'ordre de RESF (au verso mention « Ex-retenus de

> Vincennes »), à envoyer à RESF s/c EDMP 8, impasse Crozatier,

> 75012 Paris ou versement en ligne www.educationsansfrontieres.org

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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Fri 18 Jul - 3:51

Quote:
Cinq sujets dans ce resf.info de « vacances » :

1) Djamel, 12 ans passe ses vacances à la prison administrative pour étrangers de Nîmes avec sa mère, en attente d'expulsion vers l'Algérie.

2) Un message reçu à l'instant de St-Etienne sur la chasse aux Tchétchènes

3) Lancement d'une campagne de cartes postales adressées à Carla Sarkozy

4) Fin de la souscription en faveur des ex-retenus de Vincennes

5) Appel à signer la pétition contre le nouveau fichier Edvige qui prévoit de ficher ceux qui « menacent l'ordre public », militants syndicalistes, politiques et associatifs, dès l'âge de 13 ans, avec état du compte bancaire, situation de famille, activités sexuelles…. Big brother est mort, vive very little brother ? Informations et signature http://www.nonaedvige.ras.eu.org/



1)

Pas de vacances pour la répression !

Pas de vacances pour la solidarité non plus !

Djamel, 12 ans, en rétention avec sa mère, et loin de ses amis



Djamel Driss 12 ans est enfermé au centre de rétention de Nimes depuis mercredi 2 juillet

Les conditions d'arrestation de ce gamin et de sa mère sont insupportables : arrestation à domicile un peu avant 6h du matin.

Aujourd'hui Djamel va mal. L'enfermement et la solitude de l'enfermement lui sont insupportables. Il est effondré à l'idée d'être envoyé en Algérie, pays dont il ne se souvient pas et dans lequel il ne veut pas aller.

Ce mardi 15 juillet au matin, madame Driss a été emmenée, avec son fils, vers 6h du matin direction l'aéroport de Marseille. Là, elle a refusé d'embarquer.

Elle a été ramenée avec Djamel au CRA de Nimes.

Un nouveau départ serait prévu pour dans quelques jours.

Monsieur Omar Driss, Mme Dalila Halimi et leur fils Djamel Driss sont arrivés en France en 2001, avec un visa touristique.

Ils ont quitté l'Algérie lorsque la tension y était très forte (M. posait des paraboles, ce qui leur a valu des menaces sérieuses - ils se sont faits tirer dessus)

Arrivés en France, ils ont fait une demande d'asile territoriale à la préfecture du Rhône, qui leur a été refusée.

Ils ont ensuite demandé à bénéficier de la circulaire Sarkozy, mais leur demande est restée sans réponse.

La préfecture du Rhone répond à la situation de Mme et de Djamel par la situation du père.

Le père de Djamel a en effet également été arrêté le 2 juillet avant d'être expulsé lundi 7 juillet. Mr Driss avait une obligation de quitter le territoire et surtout une interdiction définitive du territoire suite à différentes condamnations pour faits graves. Il avait en effet été condamné à plusieurs années de prison, peine qu'il a purgée. Le condamner à l'expulsion c'est appliquer la double peine et c'est en même temps condamner sa femme et son enfant alors qu'ils n'ont commis aucun délit. « Si c'est toi, c'est donc ton père, nouvelle devise de la préfecture du Rhône » ?

Djamel n'est en aucun cas responsable des actes de son père.

Djamel est né le 10/04/96 en Algérie. Il a été scolarisé en maternelle à Rillieux-la-Pape, au CP dans le 3e, du CE1 au CM2 à l'école Meissonnier (Lyon). Il était cette année en 6e au collège Ampère. Il est inscrit pour l'année prochaine dans le même collège.

Djamel a de très bons rapports avec ses camarades de classe. Il était invité il y a seulement quelques jours chez l'un d'eux.

Comment un enfant de 12 ans peut-il comprendre que la police vienne le chercher au petit matin, pour l'emmener loin de ses copains, dans un centre de rétention, véritable enfermement surtout à cet âge là ?

Comment ses camarades de classe peuvent-ils comprendre que leur copain soit ainsi arraché à sa vie ici ? Quelles valeurs transmet-on aux enfants, à ceux qui restent ? Quel monde construit-on pour demain si des enfants peuvent ainsi disparaître ?

Mme Halimi Driss, elle même n'est pas responsable des actes de son mari. Mari duquel d'ailleurs elle voulait divorcer. Les démarches n'étaient pas entamées mais elle en avait parlé à plusieurs personnes.

Par ailleurs, tous les témoignages attestent que Mme Driss était particulièrement présente au sein de l'école. Plusieurs parents, présents lors du rassemblement devant l'école jeudi 10 juillet, en témoignaient.

Djamel et sa mère ne doivent pas être victimes de la politique du chiffre.

Djamel et sa maman doivent pouvoir vivre ici.



Pétition à signer : http://www.educationsansfrontieres.org/?article14637



Ecrivons massivement à la préfecture du Rhône pour demander la libération de Djamel et de sa maman.



mél + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38

mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 49 38

mél + fax directeur de cabinet : 04 78 60 15 46

mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 62 41

mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52

Si les préfectures ont fermé certaines boites mails, il est toujours possible de leur écrire à courrier@



Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et

geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr



Mireille Peloux Pour RESFRhone 06 31 11 24 29 - 06 81 51 81 44




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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Fri 18 Jul - 3:51

Quote:
2) From: Yves Scanu To: Liste de discussion du réseau éducation sans frontières

Sent: Wednesday, July 16, 2008 12:26 AM

Subject: [Resf] C'est le retour des rafles à Saint-Etienne



Suite à l'arrestation musclée d'une famille TCHETCHENE et à un harcèlement policier dans de nombreuses structures d'accueil d'étrangers de la ville de ST ETIENNE nous avons rédigé une pétition de protestation que nous vous demandons de bien vouloir signer et diffuser dans vos réseaux.

Harnaché dans leur tenue d'intervention "les forces de l'ordre" déboule à 6 hres du matin pour arrêter enfants, mère et père sans papiers.

Cela dépasse toutes les limites du tolérable!

MERCI DE SIGNER ET FAIRE SIGNER

http://www.educationsansfrontieres.org/?article14754



YVES SCANU RESF42



3) Lancement d'une campagne de cartes postales adressées à Carla Sarkozy à partir du dessin de Beslan, petit garçon de 4 ans enfermé au CRA de Lyon en janvier dernier.

La carte, visible sur le site
http://www.educationsansfrontieres.org/

, téléchargeable en haute définition. peut aussi et surtout être commandée à RESF Rhône 22 rue du Chariot d'or, 69004 LYON. Commande par paquet de 100 cartes minimum ou multiples, 10 € les cent, chèque à l'ordre de ResfRhone; Envoyer également un mèl à resflyon@aol.com.





Le but est que l'Elysée en reçoive le maximum. L'expérience montre que les gens ont tendance à conserver leur carte, il vaut peut-être mieux les vendre (ou les donner) par 3 ou 4 ou plus.
Le courrier à destination de l'Elysée est dispensé du timbrage.


Ci-dessous le communiqué publié pour annoncer l'opération à la presse suivi du texte d'un soutien de la famille qui éclaire les circonstances dans lesquelles le dessin a été réalisé.


LES 10 000 CARTES A CARLA


Cet été sera le premier passé à l'Elysée par Carla Sarkozy, femme de gauche d'un président très à droite, qui rêve de pulvériser des records d'expulsion en masse d'étrangers sans papiers. Hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux, africains, latinos, asiatiques, est-européens, malades, demandeurs d'asile, femmes en danger, tout est bon à sa fringale expulsionniste. En 2007, presque 40 000 personnes sont passées par les prisons administratives pour étrangers, dont 240 enfants, certains tout petits. Beslan le petit garçon de 4 ans, auteur du dessin de la carte postale que nous dédions à Madame Sarkozy, a été enfermé à Lyon en janvier et février 2008 avec ses parents et sa petite sœur. Son séjour à la prison pour étrangers St-Exupéry a inspiré le dessin suivant au Petit Prince martyrisé par la république sarkozienne.

C'est un fait, terrifiant : ce dessin n'est pas celui d'un enfant traumatisé lors de guerres du passé, ni dans un des conflits qui déchirent aujourd'hui des contrées lointaines. Il est celui d'un enfant de 4 ans enfermé en janvier 2008 dans une prison administrative française, gardée par la police française, sur instruction précise et chiffrée de préfets, de ministres et d'un président de la république française.

Nous ne voulons pas croire que de tels faits laisseront indifférente Madame Sarkozy, femme qui se dit épidermiquement de gauche, mère d'un enfant un peu plus âgé que Beslan. Nous invitons toutes celles et tous ceux qui le jugent utile à adresser cette carte postale à Madame Sarkozy avec quelques mots de commentaire au palais de l'Elysée (dispense de timbrage).



* * *



Ci-dessous un texte d'un des soutiens de la famille de Beslan qui dit les circonstances dans lesquelles le dessin a été produit et ci-joint la carte postale que nous invitons à adresser à Madame Sarkozy.


LES CAGES DE LA REPUBLIQUE



Beslan a 4 ans. Beslan est arrivé en France en 2006 avec ses parents et sa petite soeur. Malgré les refus successifs de l'OFPRA de leur accorder l'asile qui les mettrait à l'abri de la répression russe en Tchétchénie, ils sont restés dans notre pays. Ils avaient foi en l'Europe démocratique et en la Patrie des Droits de l'Homme. Après une courte tentative infructueuse de refuge en Belgique, ils sont revenus et ont été arrêtés en France, puis enfermés (pardon, retenus !!) au centre de rétention administrative de la zone aéroportuaire Saint-Exupéry (Lyon).

Comme tous les petits garçons de son âge, Beslan a besoin pour grandir de développer ses rapports aux autres et aux objets qui l'entourent. Pour accompagner cette découverte de la réalité de l'espace et de l'humanité du temps, notre époque dite moderne et innovante n'a pas encore trouvé mieux que l'école maternelle de la République et quelques outils simples (feuilles de papier, crayons de couleurs, peintures, cubes, aquarium, bouts de ficelles). Dans le CRA de Saint-Ex, enclos grillagé au milieu d'une zone technique à deux pas du tarmac qui attend les expulsés (pardon, les reconduits !!), c'est la classe maternelle qui manquait le plus à Beslan, dont on l'avait privé en obligeant ses parents à l'errance hexagonale.

A défaut de structure scolaire, des lots de feuilles et de couleurs permettaient à Beslan d'occuper par le dessin l'aridité de ses journées dans la morne cellule vidéosurveillée où ils étaient confinés « en famille ». A défaut de petits copains de maternelle, Beslan dessinait ses rêves de petit garçon. Pas le rêve au sens d'une projection de ses désirs. Plutôt de ces rêves nocturnes faits de vide ou d'étouffement, grilles de lecture d'un quotidien qui nous dépasse.

Grille. C'est malheureusement le mot. De tous les dessins de Beslan accumulés pendant les 27 jours de rétention de la petite famille, il en est un qui bouleverse et révulse. Deux adultes et deux enfants dans une cage. Grisaille. Dans un angle de la grille, une caméra. Noire. Hors de la cage, en haut à droite, un soleil. Orange sanguine. Sous la cage, une bande verte. Comme une envie de pelouse. Nul besoin de commentaire composé. Le dessin parle de lui-même.

Noirceur du nid-cage. Lumières colorées d'une terre d'accueil.

La caméra est omniprésente. Dans le dessin comme dans la « vraie » vie offerte à ces enfants par MM Sarkozy et Hortefeux sous tant de regards détournés. La caméra, reflet du temps de l'indiscrétion numérique, outil de surveillance et de médiation obligée avec les gardiens. Une caméra entre Beslan et le soleil.

Dans ces centres insipides et ternes, on perd facilement tout espoir et envies. Enfin pas tout à fait. Certaines envies ne vous oublient pas. Pendant leurs sorties quotidiennes à l'air « libre » d'une cour grillagée, le Papa de Beslan devait approcher de la caméra une feuille tracée d'un malhabile « TOILET » lorsqu'un enfant était pris de ces besoins pressants qu'on leur apprend à maîtriser. Une caméra les avait en permanence à l'oeil électronique. La caméra entre Beslan et le soleil.

Le dessin bouleverse par la révélation des images qui peuvent hanter un si petit Beslan. Mais le dessin révulse surtout par l'inhumanité révélée de ceux qui, cyniques et arrogants sous couvert de bonne conscience imbécile, nous entraînent petit à petit dans le chaos en détricotant tranquillement des décennies de laborieuses conquêtes morales.

L'institutionnalisation de la plus petite parcelle d'inhumanité est le début de la pire des barbaries. L'inhumanité qu'on formalise par des décrets qu'on oblige ensuite des fonctionnaires à appliquer. Pendant ce temps, l'Europe aseptisée légifère et interdit la fessée. Mettre un enfant en cage est inhumain.

La famille de Beslan est toujours sans papiers. Malgré le réseau de solidarité qui les protège et leur a trouvé une école, ils vivent dans la terreur permanente d'être repris. De retourner dans une cage de MM Sarkozy et Hortefeux.

Mettre un enfant en cage est inhumain.

Beslan a 4 ans.

Philippe Vuaillat / Juin 2008





4) Clôture de la souscription en faveur des ex-retenus de Vincennes. Communiqué RESF. Et merci aux très nombreuses personnes qui ont envoyé leur chèque ou procédé à un versement électronique.

15 juillet 2008
LA POPULATION SOLIDAIRE SUPPLEE L'IRRESPONSABILITE ET L'INHUMANITE DES AUTORITES
Une collecte avait été organisée pour financer le retour des ex-détenus de Vincennes déplacés vers des prisons administratives pour étrangers de province suite à l'incendie le 21 juin de la plus grande prison administrative de France. La somme de 3475 € a été recueillie à ce jour.

Sur les 231 étrangers évacués de Vincennes au moment de l'incendie, 2 ont été expulsés, 48 étaient encore emprisonnés le 10 juillet, les autres ont été libérés dans des conditions presque aussi scandaleuses que celles dans lesquelles ils avaient été arrêtés puis transférés.

En effet, alors que toutes leurs affaires avaient brûlé et que pour la quasi-totalité d'entre eux, ils n'avaient pas un sou en poche, les ex-détenus libérés ont été abandonnés dans des villes distantes de plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile : Oissel (Rouen), Lille, Nîmes.

Alertées par des militants du RESF choqués de cette situation, les préfectures ont eu un silence méprisant et arrogant pour toute réponse. Là où la préfecture de police de Paris, responsable de la prison administrative de Vincennes, avait trouvé en quelques heures des centaines de places de train et d'autocar, des centaines de véhicules de police et probablement près d'un millier d'hommes pour assurer le transfert des détenus, elle n'a trouvé ni un centime, ni même un mot pour ceux qu'elle était contrainte de libérer et qu'elle abandonnait à des centaines de kilomètres sans même le pécule et le bon de circulation donné aux détenus de droit commun libérés. La grande classe !

Il se trouve heureusement dans ce pays des gens ordinaires, qui n'ont ni la casquette ni la morgue de certains préfets pour faire ce que tout humain digne de ce nom devrait faire : mobiliser ses amis, collecter de l'argent et payer en urgence les billets de train nécessaires.

Les sommes grossissant vite, il a été décidé de lancer une souscription publique pour rembourser les donateurs. En quelques jours, les chèques ont afflué, couvrant largement les frais engagés, des gestes qui devraient être reçus comme des gifles par les préfets et les ministres concernés. La souscription en faveur des ex-retenus de Vincennes est donc close.

Le RESF n'ayant pas les moyens d'organiser en permanence la solidarité matérielle avec les étrangers libérés, la somme qui dépasse les frais de remboursement des billets des ex-retenus de Vincennes sera remise à la Cimade pour contribuer à son action en faveur des étrangers détenus dans les prisons administratives.

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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Mon 21 Jul - 11:09

Quote:
Un resf.info très long. Trop long. Quatre affaires d'enfants ou de tout jeunes gens mis en prison simplement parce qu'eux ou leurs parents n'ont pas les bons papiers.

Les adresses et les coordonnées de préfats concernés figurent aprèx chaque texte. Celles du ministre de la chasse à l'Enfant, de la rafle et du drapeau sont ci-dessous. Ne pas hésiter à leur transmettre les félicitations que mérite leur ardeur à maltraiter les familles et les enfants.

Fax ministère de la rafle et du drapeau : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et

geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

à Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr



1) Après 17 jours de rétention, Djamel (12 ans) et sa maman LIBRES .... et de retour à lyon samedi 19 juillet au soir. Djamel et Dalila remercient tout le monde.

Hier après midi Mme Driss, (mère algérienne de Djamel qui étaient enfermés dans la prison administrative pour étrangers de Nimes) passait à nouveau devant le Juge de Libertés et de la détention.

Elle a présenté un certificat médical datant de mai 2008 (apparemment rédigé par un médecin agrée par la pref) disant que son état de santé nécessitait des soins qui ne pouvaient pas être dispensés dans le pays d'origine..... La juge s'est appuyée sur ce certificat pour la libérer ainsi que Djamel. Le procureur n'a pas fait appel de la décision.

Comme d'habitude, l'administration les sort de la prison administrative pour étrangers à des centaines de km de chez eux, sans se préoccuper le moins du monde de savoir comment ils vont rentrer. Les copains de Nîmes et d'Alès sont partis les chercher au CRA et les ont mis dans un TGV pour Lyon. Merci à eux !

Un petit comité d'accueil était présent à la gare pour les accueillir.



2) Sans doute un motif de grande fierté du ministre de la chasse à l'enfant : expulsion réussie d'Ulrich, 19 ans, élève du lycée professionnel Jacques de Flesselles à Lyon. BEP électrotechnique, entraîneur de foot bénévole pour des enfants dans 2 clubs. Renvoyé à Brazzaville où il n'a aucune famille et ne connait personne. Un beau succès pour le ministre. Encore bravo !

Pour lui faire plaisir, le mail reçu de la militante RESF qui garde le contact avec lui : « Ulrich m'a appelée tout à l'heure. Il n'y avait personne pour l'accueillir à l'aéroport, ni de sa famille, ni de l'organisation des droits de l'homme qui devait se déplacer... J'attends un mel de cette dernière à qui j'avais écrit ce matin, et informerai la famille d'ici demain.

Heureusement, un passager de l'avion l'a "recueilli[…].

Ulrich m'a dit que c'était la déprime pour lui. J'ai essayé de le réconforter évidemment. il m'a donné un numéro pour le rappeler mais c'est indisponible actuellement. Il m'a aussi dit qu'il reçoit les SMS sur son portable, mais ne peut pas recevoir d'appels ni appeler je crois. »



3) Arselio, 5 ans, le jour de son anniversaire : Maman, tu pleures parce qu'on ne va pas nous libérer ?

Ce 18 juillet est un triste jour pour la famille Kuka, un triste jour pour les amis de la famille Kuka, un triste jour pour la séparation des pouvoirs et pour une certaine conception de la justice.

La famille Kuka, famille réfugiée à Pau, en France, depuis fin décembre 2005 parce qu'elle est menacée de mort dans son pays, est un exemple de volonté d'intégration dans notre pays, de solidarité active avec ses amis et ses voisins, de garantie d'utilité économique pour le pays, puisque M. Aleksander Kuka, le père, a une promesse ferme d'embauche dans un « secteur en tension ». L'artisan qui veut l'embaucher ne trouve pas de professionnel sur le marché de l'emploi et souhaite ardemment pouvoir embaucher M. Kuka. Il l'a écrit à la préfecture.

Le 16 juillet à l'aube, jour de prise de fonctions du nouveau préfet, cette famille est brutalement réveillée par des coups violents portés à sa porte. Les enfants terrorisés constatent que leur mère appelle RESF au secours, puis que la police aux frontières entre dans l'appartement et somme la famille de s'habiller et de les suivre.

Le 16 juillet, la préfecture des Pyrénées Atlantiques, le préfet à peine installé, sollicite l'ambassade d'Albanie pour obtenir un laissez-passer afin de pouvoir expulser la famille.

Le 16 juillet, la famille est conduite dans les locaux de la Police Aux Frontières de Billère et mise en garde à vue.

Le 16 juillet, à 12 heures 45, elle est embarquée vers le centre de rétention administrative d'Hendaye, à l'heure où d'autres enfants et d'autres parents rentrent de la plage.

Le 16 juillet, c'est la première fois que des enfants, des petits enfants, sont internés dans ce centre.

Le 16 juillet, c'est l'avant-veille du 18 qui est la date de l'anniversaire du plus jeune des enfants. Bon anniversaire, Arsélio : le pays des Droits de l'Homme, le pays dont les dirigeants ont signé la convention internationale des Droits de l'enfant, t'emprisonne un jour d'été ensoleillé, toi qui n'es même pas en situation irrégulière.

Le 16 juillet, c'est 146 jours après le 21 février, jour du rejet au tribunal administratif de leur contestation de l'obligation qui a été faite aux parents de quitter le territoire. Tu parles d'un flagrant délit !

C'est sans tenir compte de l'appel interjeté devant la cour de Bordeaux et dont le jugement n'a pas encore eu lieu.

C'est sans tenir compte de la demande de réexamen pour élément nouveau déposé devant la cour nationale du droit d'asile.

Mais c'est en tenant le plus grand compte des ordres du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement : faites du chiffre, arrêtez, arrêtez ; enfermez, enfermez ; expulsez, expulsez. Dieu reconnaîtra les siens.

Mais c'est en tenant le plus grand compte du message qui doit passer à l'occasion de l'arrivée du nouveau préfet : on va voir ce qu'on va voir. Et on commence par ceux que leurs soutiens pensent certainement les plus à l'abri. C'est un bon début qui permettra d'arrêter à tour de bras pendant l'été, pendant que l'école est fermée et que les parents d'élèves sont moins nombreux pour protester et s'opposer.

Ce 18 juillet, Madame Balian, juge pour enfants au Tribunal de Grande Instance de Bayonne, exerce la fonction de juge des libertés et de la détention. Elle doit décider de la réponse à donner à l'exigence du préfet de maintenir la famille en détention au centre de rétention administrative d'Hendaye.

Rappelons que c'est la première fois que des enfants sont internés à Hendaye.

Rappelons aussi que, le 14 juin 2006, Madame le juge pour enfants avait déjà négligé de répondre à l'invitation du président du conseil général qui l'invitait à participer à l'élaboration du schéma départemental Enfance-Famille 2005/2009. Un des thèmes était : « Favoriser l'adaptation des dispositifs d'insertion et de protection. »

Madame la juge pour enfants a manifestement un grand souci des enfants.

Ce 18 juillet, Me Hardouin plaide. C'est une très belle plaidoirie. On sent l'indignation de voir des enfants enfermés.

Elle évoque des éléments de délais, les heures de présentation devant le tribunal. Mais, surtout, elle évoque la convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989, signée le 7 août 1990 par la France qui a été le premier pays à faire du 20 novembre une journée nationale des droits de l'enfant. (N'ont pas signé, les Etats-Unis et la Somalie, pays hautement démocratiques où les droits de l'Homme sont toujours parfaitement respectés)

Citons simplement le point deux de l'article 2 et le début de l'article 3 :

2. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour que l'enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille.

Article 3

1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.

Madame la juge pour enfants en sa qualité de juge des libertés ( !) et de la rétention se retire une bonne heure après la plaidoirie pour délibérer. A son retour, elle annonce qu'elle obéit à l'injonction préfectorale et renvoie la famille en rétention pour 15 jours, le temps de laisser la possibilité au préfet d'obtenir le sauf-conduit qui lui permettra de gagner quatre points dans sa course aux chiffres d'expulsions. Et de risquer d'envoyer quelques personnes vers une mort annoncée. Elle argumente péniblement sur les délais. PAS UN MOT sur la convention internationale des droits de l'enfant. Si Madame le juge a une vision…particulière de l'indépendance des pouvoirs, elle a une vision aigüe de la dichotomie entre la juge pour enfants et la juge des libertés et de la détention, mais se mélange un peu entre la liberté et la détention.

Pourtant, il était manifeste que ces enfants ne supportaient déjà que difficilement les deux jours qu'ils venaient de passer au centre de rétention administrative.

L'intérêt supérieur de l'Etat a prévalu froidement sur l'intérêt supérieur de deux enfants albanais.

Faut-il pour autant céder au désespoir ? Il n'en est pas question.

Il faut passer sur la grande amertume de voir des innocents dont la garantie de présentation a été unanimement reconnue et des enfants maintenus en prison.

Il faut passer sur la tristesse de voir la justice avilie et bradée à un formalisme aveugle et obéissant.

Il faut poursuivre la lutte. La lutte pour défendre le droit universellement reconnu par 192 pays de protéger les enfants de violences inutiles. La lutte pour refaire de notre pays un pays dont les valeurs traditionnelles d'asile et de fraternité sont officiellement reconnues. La lutte pour redonner vie aux mots devenus creux qui continuent d'orner nos frontons républicains.

La lutte pour la solidarité, valeur essentielle au moment où les puissants s'acharnent à nous diviser pour mieux régner et pour augmenter encore les profits indécents des plus riches.

Le dernier mot n'a pas été dit. Des recours et des moyens de lutter subsistent. Nous n'abandonnerons pas.

Vigilance, amis, camarades.

Jean-Jacques Le Masson



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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Mon 21 Jul - 11:09

Quote:

Quelques précisions encore



Non à l'enfermement des enfants !

La famille Kuka a été arrêtée mercredi 16 juillet à 7 heures 7 et placée au centre de rétention administrative d'Hendaye.

Les deux jeunes enfants, Arselio, 5 ans, et Anisa, 7 ans, ne supportent pas l'enfermement : ils paniquent, ils ne dorment pas, ils pleurent souvent. Les parents sont terrorisés à l'idée d'être expulsés en Albanie où ils risquent de subir les conséquences du Kanoun, loi de vengeance qui réclame le sang des hommes de la famille. Aleksander, le père et Arselio, le petit garçon risquent leur vie là-bas.

Toutes les associations qui, de près ou de loin, ont été en relation avec la famille Kuka, de nombreux élus, de nombreux citoyens ont aussitôt rejoint les appels de RESF 64.

Des citoyens de Pau et de la Côte Basque, même ceux qui ne connaissent pas forcément la famille, sont allés la visiter au centre de rétention d'Hendaye. En tout premier, le directeur de l'école des enfants, un de ses collègues, deux parents d'élève. Ils n'ont pas hésité à faire 300 kilomètres pour cela. Puis, sœur Marie-Antoinette et l'abbé Jo Gatelier, une des figures emblématiques de la résistance militante à Pau, puis des camarades de la Côte, puis le frère, la belle-sœur, un cousin germain et un petit neveu. Thérèse pour la Maison des Femmes,.etc…

Tous ont conclu qu'il est inacceptable d'enfermer ces jeunes parents et de très jeunes enfants. Le CRA ne désemplit pas : jamais autant de Français n'ont franchi le portail du centre de rétention administrative. Même les policiers pensent (et disent) qu'avec un tel soutien, la famille n'a pas sa place dans ce lieu d'enfermement.

Pour ses cinq ans, vendredi, Arselio n'a pas eu son gâteau d'anniversaire, ni ses copains de vacances, mais il a eu beaucoup de cadeaux. Sa sœur Anisa n'a pas été oubliée. Seule la juge a refusé froidement, alors qu'elle en avait la possibilité, le plus beau cadeau qui pouvait lui être fait : arrêter les souffrances de l'angoisse et de l'humiliation que subissent ses parents et dont il est le premier témoin et la première victime.

RESF64 demande que toute la famille sorte du centre de rétention administrative d'Hendaye où elle n'a pas sa place. RESF 64 demande qu'Aleksander Kuka soit régularisé : le patron d'une importante entreprise de carrelage de la région veut réellement l'embaucher pour toutes ses qualités, la première qu'il a mise en avant étant ses qualités humaines. Il a déposé à la préfecture de Pau vendredi dernier un dossier où il confirme cette intention.

RESF64 demande à chaque citoyen de protester contre l'enfermement des enfants, acte indigne de la République Française, alors que les cérémonies de commémoration de la rafle du Vel d'Hiv ont lieu aujourd'hui et que l'honneur des Justes y a été rappelé.

Contacts :

Téléphone de la préfecture Pyrénées Atlantiques: 05 59 98 24 24
Fax secrétariat du préfet : 05 59 98 26 44,
du bureau des étrangers : 05 59 98 26 42 /
pierre.larroque-laborde@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr
Secrétaire général 05 59 98 24 99
Adresse électronique du préfet : philippe.rey@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr




4) Senchu, tout juste 18 ans, peut être expulsé de façon imminente vers la Chine.

Pour qu'il soit toujours là à la rentrée pour accompagner sa petite soeur à l'école : demandons sa libération au Préfet du Val d'Oise.



A l'école maternelle de la rue de Patay (Paris 13e), parents, enseignants, personnel connaissent bien Senchu Chen, le grand frère de Christine, 5 ans. C'est lui qui l'accompagne à l'école le matin et vient la chercher le soir, les horaires de travail de leurs parents ne le leur permettant pas.



Le premier juin 2007, avec l'arrivée de Senchu, resté en Chine, la famille Chen était enfin réunie à Paris. M. Chen en France depuis 12 ans et Mme Chen depuis 10 ans avaient réussi à le faire venir, pour qu'il puisse les retrouver et partager leur vie et celle de sa petite soeur Christine née à Paris en 2003.



A son arrivée, Senchu veut apprendre le français, clef indispensable pour réussir son entrée dans notre pays. L'Education nationale refuse sa scolarisation. Déterminé, il s'inscrit alors, pour un apprentissage intensif, à des cours de français organisés par deux associations.



Avec sa petite soeur Christine, ils ont appris à se connaître et il s'occupe beaucoup d'elle. C'est ainsi qu'il a lié une relation d'amitié avec le directeur de l'école de Christine qui est aussi son parrain du réseau éducation sans frontières. Au mois de février, Senchu a eu 18 ans et est à son tour devenu ce que l'on appelle un sans-papiers.



Un peu plus d'un an après son arrivée, le 12 juillet, Senchu est contrôlé dans le train. Il est monté à Chantilly avec sa carte Imagine R valable dans tout le réseau francilien. Il n'a pas réalisé que cette gare est situé 5 kilomètres en dehors de la limite du transport régional d'Ile de France. Au contrôleur qui lui demande de payer 35 € d'amende Senchu tente d'expliquer que son titre est valable. Le contrôleur fait venir les policiers. La machine est lancée, Senchu est arrêté, conduit au commissariat. La Préfecture du Val d'Oise prend à son encontre un arrêté de reconduite à la frontière, il est placé en rétention administrative à Cergy puis au Mesnil-Amelot. La séparation d'avec les siens est très difficile pour lui, le plus jeune du centre de rétention. Tous les recours juridiques sont épuisés. Il a été conduit au consulat de Chine pour la délivrance du laisser passer nécessaire à son expulsion. Seul le préfet du Val d'Oise a maintenant le pouvoir de le faire libérer et d'annuler son expulsion.



Senchu expulsé, combien de vie gâchées ?



La sienne, bien sûr. Fini le bonheur de vivre enfin aux côtés de ses parents qui lui ont tant manqué pendant les années de son enfance. Terminé son rôle de grand frère auprès de Christine. Ruinés ses efforts pour apprendre le français et démarrer une vie nouvelle. Comment se remettre de l'humiliation d'un retour forcé, sous escorte policière, baillonné, ficelé et scotché dans un avion ? Comment survivre, si jeune encore, séparé de ses proches, aussi loin, en République populaire de Chine où les droits de l'homme sont depuis longtemps et aujourd'hui encore très peu respectés ?



Le devenir de Christine ? Comment continuer sa vie de joyeuse petite fille de 5 ans, parfaitement bilingue, après avoir brutalement été arrachée aux soins attentifs de son grand frère ? Comment lui expliquer qu'elle n'aurait pas, comme tous les autres écoliers, le droit de vivre avec son frère et ses parents dans le pays où elle est née et éduquée ? Après la séparation d'avec son frère, elle craindra d'être séparée de son père ou de sa mère. Quelles seront les conséquences d'une telle situation sur son développement ?



La vie brisée de leurs parents.Ils voient éclater la famille enfin réunie par leur persévérance et leur travail, au prix de grands sacrifices consentis pour préparer un meilleur avenir à leurs enfants. Il est aisé de comprendre la peine d'une mère et d'un père dans cette situation.



Senchu est actuellement désespéré par l'imminence de son expulsion. Pour tous ceux qui le connaissent, il est inimaginable qu'il puisse se remettre de l'épreuve d'une expulsion en Chine.



Soyons nombreux à reprendre ce texte en le personnalisant pour demander :

- au Préfet du Val d'Oise l'annulation de son expulsion et sa libération

- au Préfet de Police de Paris de régulariser la famille Chen.



Préfet du Val d'Oise : Paul-Henri TROLLE

fax : 01 30 32 51 85

Email : secretariatdeprefet@val-doise.pref.gouv.fr

Directeur de cabinet : Michel BERNARD

Email : michel.bernard@val-doise.pref.gouv.fr

Directrice des Libertés Publiques et de la Citoyenneté : Martine THORY

Email : martine.thory@val-doise.pref.gouv.fr



Préfet de Paris : Michel GAUDIN

fax : 01 53 71 67 23

Email : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr





Contacts

Didier Selves, parrain et ancien directeur d'école de Christine :

Emai : didselves@wanadoo.fr

Tél. 06 26 15 41 56 ou 01 42 05 70 61

Resf Paris 5e-13e




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PostSubject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie)   Sun 10 Aug - 9:03

Quote:
RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES
TROIS Urgences ! un jeune majeur scolarisé, deux pères de famille présents en France depuis près de 10 ans peuvent être expulsés à n'importe quel moment !
Les adresses et les coordonnées de préfets concernés figurent après chaque texte. Celles du ministre de la chasse à l'Enfant, de la rafle et du drapeau sont ci-dessous. Ne pas hésiter à leur transmettre les félicitations que mérite leur ardeur à maltraiter les familles et les enfants. Et à continuer d'adresser vos cartes à Mme Carla Bruni Sarkozy.

Fax ministère de la rafle et du drapeau : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et

geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

à Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr



1/ A Lyon la préfecture fait du chiffre sur le dos de jeunes majeurs pendant les vacances scolaires....

Expulsion le 17/07, Hafid, jeune marocain scolarisé de 21 ans,
Expulsion le 18/07 après 26 jours de rétention de U., jeune congolais scolarisé de 19 ans,
Expulsion en 24h, le 30 juillet, d'un jeune de nationalité guinéenne,

Aujourd'hui c'est Oussama LAADAM jeune scolarisé de 18 ans qui est menacé d'expulsion d'une minute à l'autre.

Oussama ne veut pas croire qu'on va lui enlever toute sa vie d'un jour à l'autre. Au Centre de Rétention de Lyon, il serre les dents et espère. On ne peut pas laisser une telle décision le briser, briser sa confiance dans les Hommes et dans la vie.

Le 30 juillet 2008, alors qu'il était faisait une promenade à Lyon avec Laura, son amie, un contrôle d'identité, un de plus, a suffi à ce qu'il soit placé en garde à vue. Le lendemain, il était conduit au Centre de Rétention Administrative de Saint-Exupéry où il est toujours, en attendant .... l'avion qui doit le ramener au Maroc.

Depuis sa majorité, Oussama est sous le coup d'une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) délivrée par le préfet du Rhône et confirmé au TA en décembre 2007. Le juge des libertés vient de prolonger la rétention de 15 jours.

Pourtant

- Oussama est en France depuis l'âge de 13 ans et vit à Lyon avec son frère de 37 ans. Les liens qui l'unissent à son frère sont puissants.

- Au Maroc, il n'a plus personne pour l'accueillir : son père est mort il y a deux ans, sa mère est grabataire et elle-même à la charge d'un de ses fils resté au Maroc.
- Oussama vient d'obtenir en juin 2008 son CAP serrurier-métallier (secteur en demande de main d'œuvre) au Lycée des Métiers Les Canuts à Vaulx en Velin (69). Très apprécié de ses camarades et professeurs, ainsi que de ses maîtres de stage, Oussama n'a eu aucune difficulté à obtenir des promesses d'embauche. Ce jeune homme parfaitement intégré, plein de projets, se réjouissait de pouvoir maintenant travailler et donc concrétiser l'amour qu'il porte à Laura, son amie depuis 3 ans, par un emménagement ensemble, des fiançailles et bientôt un mariage.

- Oussama est passionné de musique : il a appris à jouer de nombreux instruments (cordes, vent, percussions) et fait partie d'un orchestre de musique traditionnelle marocaine de plus en plus demandé.

Nous ne pouvons accepter, une fois de plus, qu'un jeune soit arraché à son avenir, à ses projets.
Soyons nombreux à intervenir auprès de la préfecture du Rhône et du ministre de la rafle et du drapeau.

mél + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38
mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr20, 04 72 61 >> 49 38
mél + fax directeur de cabinet : 04 78 60 15 46
mél + fax directrice de la réglementation : >> michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41
mél + fax sous-directeur de la réglementation : >> stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52
Contacts sur ce dossier : Aline Miramand 0603393578 Chaffa Zaroui 0650892877





2/ Encore un parent d'élève sans papier arrêté à Montereau (77 une expulsion prévue le 12 août . Il faut l'empêcher !

Monsieur Kaya, d'orgine turque, a été arrêté le soir du 14 juillet. Il est actuellement détenu au centre de rétention du Mesnil Amelot

Il est convoqué au consulat de Turquie le 7 août (le risque est grand : la Turquie donne souvent le laisser passer) pour un avion prévu le 12.

Résidant et travaillant en France depuis pratiquement 10 ans, il est marié et père de trois enfants dont deux sont nés en France.

Son dernier enfant est âgé de 6 mois et sa petite fille de 7 ans va rentrer en septembre en CP à l'école Claude Sigonneau. Ils ont besoin de leur papa !

Monsieur Kaya a été récemment opéré à l'hôpital de Montereau.

Pour sa famille, ses enfants et dans l'intérêt de sa santé, le collectif RESF Montereau soutenu par des élus locaux, organisations locales syndicales, associatives, politiques et des parents d'élèves, demande la libération immédiate de monsieur KAYA et sa régularisation..

Préfecture de Seine et Marne michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr Fax 01 64 71 75 03
Maire de Montereau et secrétaire d'état à l'outre mer : yjego@club-internet.fr

Député : dmathiot@ville-melun.fr

3/ PARIS

Deux préfets s'apprêtent à faire expulser Lassana Konaté, de nationalité malienne (n° d'étranger : 75 03743612). Des démarches en vue de sa régularisation sont en cours depuis l'hiver dernier, après qu'il ait passé trois semaines au centre de rétention administratif de Vincennes. Mais M. Konate a reçu un refus de séjour et une OQTF de la préfecture de Paris datée du 9 juin dernier. Il été arrêté le 23 juillet
en gare d'Ivry (Val de Marne), conduit successivement au commissariat de Cachan , puis au CRA de Choisy. La préfecture de Créteil l'a alors placé en rétention sur la base de l' OQTF du 9 juin M. Konate vit en France depuis 2000. Sa femme l'a rejoint en 2004. Ses deux enfants ( 3 ans et 18 mois) sont nés à Paris (20ème), sa fille de 3 ans rentre en petite section de maternelle. La majeure partie de sa famille est française ou titulaire d'une carte de résident et vit à Paris. Sa place est simplement ici. Il travaille, déclare ses revenus… Nous n'avons pas affaire à un dangereux délinquant. Juste à une personne qui aspire à vivre en paix et à élever convenablement ses enfants.

PARIS prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr,

prefpol.dpg-9eb-afrique-maghreb@interieur.gouv.fr.

Pour faxer à Paris : 01.53.71.67.23

VAL de MARNE prefet@val-de-marne.pref.gouv.fr,

bernard.tomasini@val-de-marne.pref.gouv.fr

Tél : cabinet du prefet: 01.49.56.64.17

CARTACARLA On continue et intensifie l'envoi de cartes. Commandes à Resf
22 rue du chariot d'or- 69004 Lyon.
Chèque à l'ordre de resfrhone
10 euros les 100 cartes (aucun envoi sans règlement préalable)

Et envoyez le double de votre écrit à l'adresse mail : cartacarla@gmail.com

Guide "Jeunes scolarisés et parents sans papiers :

Régularisation, mode d'emploi" Edition juin 2008

Bon de commande sur le site : www.educationsansfrontieres.org

à retourner à : RESF / c/o EDMP / 8 impasse Crozatier / 75012 Paris

SOUSCRIPTION VINCENNES CLOSE Merci pour la solidarité manifestée ! le bilan complet des dons sera précisé prochainement .

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Sans papiers ( Tchétchénie et cie)

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