| | | Sans papiers ( Tchétchénie et cie) | |
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alain fondateur


Number of posts: 19532 Localisation: Dompierre sur Veyle ,France Registration date: 2005-04-19
 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Fri 21 Aug - 8:31 | |
| | Quote: | URGENT : Contacts RESF 93 sur ce dossier : marie-geneviève guesdon 06 84 65 73 77, monique morineau 06 75 72 28 80 Un père de famille de Drancy (93) risque d'être expulsé lundi 24 août. Mailez et faxez pour obtenir sa libération : - à la préfecture de la Seine-Saint-Denis qui a pris l'APRF du 05/09/2008 et à qui il faut demander l'abrogation de cet APRF Nacer MEDDAH, Préfet : nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr Arlette MAGNE, Directrice des étrangers : arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr et : courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr Fax : 01 48 30 22 88 - à la préfecture de l'Oise qui a procédé à l'arrestation et à la mise en rétention sur la base de cet APRF du 93
courrier@oise.pref.gouv.fr philippe.gregoire@oise.pref.gouv.fr Fax 03 44 45 39 00
Monsieur Vojin MILIC, né le 06/02/1967, de nationalité serbe, est en France depuis 1996, c'est-à dire 13 années. Sa femme est venue le rejoindre avec leur fille âgée alors de 3 ans en 1999 Il a un deuxième enfant né en France à Villepinte, 93, le 27/04/2000 Son arrestation s'est faite sur la base d'un APRF consécutif à une première arrestation le 05/09/2008, le TA n'a pas été saisi pour un recours dans les formes exigées suite à un gros problème de santé de Mr à ce moment là, le recours a donc été jugé irrecevable donc pas de jugement possible. Or depuis cette date, il y a une très grande évolution dans la situation de cette famille, puisque sa femme a été régularisée VPF par la préfecture du 93. Mr a un frère et une belle-soeur de nationalité française. Modèles de lettres 1. au 93 Monsieur le Préfet, Mr MILIC, demeurant à Drancy (93), a été arrêté à Beauvais le lundi 10 août et placé en rétention à Palaiseau, sur la base d'un Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière pris le 5 septembre 2008 .Or, Mr Milic peut prétendre à un titre de séjour pour de multiples raisons. - Son épouse vient d'obtenir un titre de séjour , lui-même attendait l'expiration de l'APRF pour déposer sa demande. - Il est entré en France en 1996, son épouse en 1999. - sa fille entrée en France en 1999 à l'âge de trois ans, et son fils né en France, sont scolarisés au collège Liberté (entre en 4ème) et à l'école Joliot Curie à Drancy (entre en CE2). - outre son épouse et ses enfants, Mr Milic a une nombreuse famille établie en France, de nationalité française ou avec carte de résident. D'autre part, Mr Milic a eu récemment des problèmes de santé graves qui nécessitent un suivi continu. Au vu de sa situation familiale, vous avez accordé un titre de séjour à Mme Milic. Comment Mr Milic pourrait-il être expulsé maintenant, alors qu'il vit en France depuis treize ans, auprès de son épouse, et que ses enfants y ont toujours été scolarisés ?
Nous vous demandons d'abroger l'APRF du 5 septembre et d'examiner la situation de Mr Milic en vue de lui délivrer le plus rapidement possible un titre de séjour qui permettra à Jovana et Jovan de faire une rentrée sereine, auprès de leurs deux parents. Nous vous en remercions et vous prions de recevoir nos salutations les meilleures.
Et au Préfet de l'Oise où il a été arrêté : courrier@oise.pref.gouv.fr philippe.gregoire@oise.pref.gouv.fr Fax 03 44 45 39 00
Monsieur le Préfet,
Mr MILIC, demeurant à Drancy (93), a été arrêté à Beauvais le lundi 10 août et placé en rétention à Palaiseau, sur la base d'un Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière de la Préfecture de Mr le Préfet de la Seine Saint-Denis le 5 septembre 2008 Or, Mr Milic peut prétendre à un titre de séjour pour de multiples raisons. - Son épouse vient d'obtenir un titre de séjour , Lui-même attendait l'expiration de l'APRF pour déposer sa demande. - Il est entré en France en 1996, son épouse en 1999. - sa fille entrée en France en 1999 à l'âge de trois ans, et son fils né en France, sont scolarisés au collège Liberté (entre en 4ème) et à l'école Joliot Curie à Drancy (entre en CE2). - outre son épouse et ses enfants, Mr Milic a une nombreuse famille établie en France, de nationalité française ou avec carte de résident. D'autre part, Mr Milic a eu récemment des problèmes de santé graves qui nécessitent un suivi continu. Au vu de sa situation familiale, Mr le Préfet de la Seine-Saint-Denis vient d'accorder un titre de séjour à Mme Milic. Comment Mr Milic pourrait-il être expulsé maintenant, alors qu'il vit en France depuis treize ans, auprès de son épouse, et que ses enfants y ont toujours été scolarisés ?
Nous vous demandons, et ce conformément à la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, qui garantit à chacun le droit au respect de sa vie familiale, et à l’article 3 de la Convention internationale de Droits de l’Enfant. de faire libérer Mr Milic afin qu'il puisse faire valoir ses droits à un titre de séjour en Seine-Saint-Denis. Ses enfants Jovana et Jovan de faire une rentrée sereine, auprès de leurs deux parents. Nous vous en remercions et vous prions de recevoir nos salutations les meilleures. |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Sun 23 Aug - 8:28 | |
| | Quote: | VOJIN MILIC MAINTENU EN RETENTION PAR LE JLD D'EVRY. Il faut maintenir et amplifier la pression Vojin MILIC est serbe. Il est enfermé au CRA de Palaiseau depuis son arrestation à Beauvais lors d'un contrôle routier le 12 août. Il vit en France depuis 1996, soit 13 ans. Sa femme Snezana MILIC qui vit en France depuis 10 ans a rendez-vous la semaine prochaine en préfecture de Bobigny pour y retirer son titre Vie privée et familiale. Jouana, l’aînée de ses enfants est arrivée en France en 1999, à l’âge de 3 ans, son jeune frère y est né, en 2000. L’un et l’autre y ont fait toute leur scolarité. Ils sont très affectés par la disparition de leur père. En outre, immédiatement après une première arrestation, il y a un an, Vojin MILIC a fait une septicémie. Il a passé six jours dans le coma et son état nécessite des soins.
Son arrestation et l’éventualité de son expulsion suscitent stupeur et incompréhension de tous ceux qui connaissent la famille. Aussi, ce matin (22 août), quand il a été traduit devant le juge des libertés d'Evry, sa femme, sa fille, son frère et sa belle-soeur (Français), la directrice de l'école de son fils qui était venue de Drancy avec son mari, les militants du RESF, tous avaient bon espoir : un juge, ‑‑celui des Libertés, qui plus est !‑‑ ne pouvait laisser une telle injustice en l'état.
C'était se tromper lourdement. Le juge était là pour dire la loi, celle de Monsieur Sarkozy. Il l'a dite, sans trembler ni rougir : Vojin MILIC reste en prison administrative. Sa femme et sa fille en pleurs ? Sa famille étranglée d'indignation ? Les policiers présents qui avaient honte du travail qu'on leur fait faire ? Ce n'est pas son problème... On lui a souhaité de déjeuner de bon appétit quand on l'a croisé, quittant ce qu'on peine à appeler le palais de Justice...
Vojin MILIC sera ramené au CRA de Palaiseau. Il était prévu qu’il soit expulsé lundi mais la police n’a pas obtenu de laissez-passer. On va donc le laisser mariner et se désespérer des jours et des jours encore. Des jours qu’il faut mettre à profit pour réagir encore plus fort. Alerter la presse, faire savoir ce qui se passe au pays dont Sarkozy est président. Dire, clamer partout que Besson ment quand il soutient « Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit, qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation régulière ».
LE DEMEMBREMENT DES FAMILLES, CA SUFFIT !
Pour protester (sans injures ni diffamation)
Préfecture de Seine-Saint-Denis qui a pris l'APRF du 05/09/2008
Nacer MEDDAH, Préfet : nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Directrice des étrangers : arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
et : courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Fax : 01 48 30 22 88
Préfecture de l'Oise qui a procédé à l'arrestation et à la mise en rétention
courrier@oise.pref.gouv.fr
philippe.gregoire@oise.pref.gouv.fr
Fax 03 44 45 39 00
Ministère du démembrement des familles
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00 Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr
Elysée parce que c'est là en réalité que les décisions se prennent fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html GUEANT <claude.gueant@elysee.fr> LOUVRIER <franck.louvrier@elysee.fr> Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Thu 27 Aug - 17:19 | |
| | Quote: | En mai nous parrainions les enfants de la famille Jusufi, : Abdulena, Gentrit, Njazi et, Arjanita Hier, lors d'un contrôle routier, Monsieur Jusufi, leur père a été remis à la police aux frontières et placé en centre de rétention. Depuis plusieurs mois, cette famille déboutée de leur demande d'asile était sous l'obligation de quitter le territoire, ils ont en juillet déposé une demande de réouverture de dossier, cette demande a été enregistrée mais au regard de la loi elle ne les protège pas d'une expulsion.
Je viens d'avoir leur fille aînée au téléphone : "mon père n'a rien avec lui là-bas, maman pleure, mon petit frère réclame papa.......qu'est-ce qu'y va se passer pour nous?" |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Mon 31 Aug - 7:26 | |
| | Quote: | Communiqué de RESF01 suite au placement de M.Jusufi en centre de rétention.
Rassemblement devant le centre de rétention de ST Exupéry mercredi 2 septembre 2009 à 13h30
Le 26 aout, lors d'un contrôle routier, alors qu'il était passager, M.Jusufi a été arrêté et placé en centre de rétention de St Exupéry, zone d'enfermement avant l'expulsion. Comment ne pas être choqué de voir qu'au cours d'un simple contrôle routier, une personne puisse se retrouver « emprisonné », sans que sa famille ne puisse le visiter? Cela ne devrait se produire que lorsque des personnes sont en fuite, après avoir été condamnée par la justice et pourtant.... Le 28 mars 2008, M.Jusufi est venu en France trouver refuge pour lui et sa famille, leur vie au Kosovo était devenu impossible, leur demande a été rejetée. Voici le délit qu'il a commis qui justifie son enfermement : vouloir rester en France pour que ses enfants puissent grandir en paix! Depuis leur arrivée en France ils ont connu une vie chaotique de déplacés, ( contraints à déménager 6 fois en 18 mois!), durant ces 18 mois les enfants ont pu allé à l'école seulement 5 mois, les parents n'ont pas eu l'autorisation de travail, les contraignant à vivre une vie sans ressources, sans droits, sans protection, seul un toit leur était « offert ». Malgré cette « vie précaire en France» ils ne peuvent envisager ce que l'état français a décidé pour eux : retour dans le pays qu'ils ont fui.
Pour conduire sa politique migratoire qu'il qualifie de « juste, équilibrée et humaine », le gouvernement transforme les demandeurs d'asile, les sans-papiers en « délinquants ». Rester sur le sol français irrégulièrement est un délit, ce qui justifie d'être remis à la police aux frontières par n'importe quelle administration à tout moment, voir n'importe qui.......Le plus grave ne serait-ce pas de s'habituer à ces dérèglements!
Suite à ce contrôle routier, la préfecture de l'Ain a décidé de placer ce père, seul en centre de rétention pour l'expulser, qu'adviendra -t-il du reste de la famille? Le préfet de l'Ain prendra-t-il la décision cynique de placer toute la famille en centre de rétention, au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant qui, comme l'a précisé M.Besson, est "d'abord et avant tout de ne pas être séparé de ses parents: le maintien de l'unité familiale constitue dès lors la priorité des pouvoirs publics". Comme le démentellement des familles, le placement en centre de rétention pour les enfants est contraire à la convention des droits des enfants comme dernièrement l'a dénoncé Madame Versini, Défenseure des enfants. La séparation des enfants de leur père, le placement des enfants en centre de rétention alors que la place des enfants devrait être à l'école, sont pour nous enseignants, parents, membres de RESF insupportables, indignes d'un état moderne. Ces enfants doivent pouvoir grandir ici dignement en toute sécurité, leur demande d'asile doit pouvoir être à nouveau ré-examinée.
A tous ceux qui veulent dénoncer cet enfermement et manifester le soutien à la famille Jusufi rendez vous devant le centre de rétention de St Exupéry mercredi 2 septembre 2009 à 13h 30 |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Wed 2 Sep - 22:10 | |
| | Quote: | 2/09/2009. Rassemblement devant le centre de rétention pour Monsieur Jusufi
A l’appel de RESF 01, une trentaine de personnes sont venues en ce mercredi de rentrée des classes devant le centre de rétention de Lyon Saint Exupéry manifester leur soutien à M. Jusufi, retenu là depuis le 26 août et menacé d’expulsion.
Étaient présents des parrains et marraines républicains des quatre enfants, dont deux élus de la municipalité de Belley, des citoyens et représentants d’associations venus du Bugey, de Bourg, et quelques-uns de Lyon. Deux délégations de trois personnes ont pu rendre visite successivement à M. Hysni Jusufi pendant une demi-heure, en présence d’un compatriote Kosovar pour la traduction.
Très affecté, M. Jusufi ne comprend pas pourquoi à la suite d’un banal contrôle de la circulation à Miribel, la police française a pu l’enfermer alors qu’il n’a commis aucun délit, et séparément de sa femme et ses enfants alors que leur situation administrative est la même.
Les représentants de la CIMADE du CRA qui suivent son dossier ont expliqué qu’une réouverture de sa demande d’asile à l’OFPRA a été déposée, suspensive de l’expulsion. Quand la réponse tombera, d’ici quelques jours, si elle est négative, M. Jusufi risque d’être expulsé dès que les autorités du Kosovo auront délivré un laissez- passer.
Les personnes présentes devant le CRA ont décidé de tout faire pour éviter cette expulsion vers un pays qui est loin d’être « sûr » et que cette famille a dû quitter pour des raisons graves. Elles appellent les citoyens soucieux des droits de l’homme à interpeller le Préfet de l’Ain pour qu’il revienne sur sa décision et ne sépare pas de leur père quatre enfants qui faisaient aujourd’hui leur rentrée à Oyonnax.
RESF 01 |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Thu 3 Sep - 11:47 | |
| photo du rassemblement ( je suis pas fier , j'ai eu la flemme d'y aller   le 03.09.2009 04h00 | Quote: | | À l'appel de RESF 01, une trentaine de personnes se sont réunies hier devant le centre de rétention de Lyon-Saint-Exupéry pour dénoncer l'enfermement de Hysni Jusufi, retenu depuis le 26 août et menacé d'expulsion. Deux délégations ont pu rendre visite à ce père de famille originaire du Kosovo, « qui ne comprend pas pourquoi, à la suite d'un contrôle routier, il a été enfermé et séparé de sa femme et de ses quatre enfants qui vivent en foyer sur Oyonnax, alors que leur situation administrative est la même. » |
on peut au moins copier la lettre
| Quote: | Monsieur le Préfet,
Depuis le 26 août, les enfants de M. Jusufi sont privés de leur père, placé au Centre de Rétention de Saint Exupéry suite à simple contrôle routier, à quelques mètres du CADA de Miribel. Leur mère dont la santé est fragile est désemparée, et il est facile d'imaginer dans quel état d'angoisse vit toute la famille.
Bien sûr, M. Jusufi et son épouse étaient sous le coup d'une Obligation de Quitter le Territoire Français notifiée le 14 février , suite au rejet de leur demande d'asile par l'OFPRA le 30 juillet 2008, puis par la CNDA le 3 février 2009. Mais l'urgence dans laquelle doivent être montés les dossiers, les problèmes de traduction (traducteur parfois d'une appartenance ethnique « ennemie »), la complexité des démarches, l'extrême confusion de la situation du Kosovo n'ont peut-être pas permis à M. Jusufi d'apporter les éléments nécessaires pour convaincre des réelles menaces qui pèsent sur lui. Sa demande de réouverture du dossier contient d'ailleurs des éléments nouveaux.
Cette famille a subi depuis son arrivée en France dans notre département de nombreux déplacements de foyer en foyer. Depuis le mois de février ils vivent dans une grande précarité matérielle et morale, dans la peur du lendemain, sans ressources n'ayant pas l'autorisation de travailler. Et pourtant, malgré ces conditions de vie que notre pays moderne leur a fait subir, le père est terrorisé à l'idée d'un retour dans son pays d'origine pour lui et sa famille. Il faut croire que le danger est réel. Le Kosovo n'est pas, contrairement à ce qu'on prétend, un pays « sûr ».
La famille Jusufi a su attirer la sympathie dans l'Ain. Un réseau de soutien a pu se mettre en place notamment lors du parrainage républicain à Belley le 14 juin 2009. Ce réseau continue à se mobiliser pour apporter un soutien moral à ces enfants et leurs parents et pour attirer l'attention sur cette situation indigne pour notre pays.
Nous vous demandons au nom de tous les principes auxquels notre République est attachée, et de toutes les conventions dont elle est signataire, de prendre les décisions nécessaires pour que M. Jusufi puisse être libéré, et retrouve sa place auprès de ses enfants et de son épouse, et pour que vos services réexaminent sa situation et prennent les mesures humaines qui s'imposent. |
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Pour s’adresser au Préfet de l’Ain.
Le Préfet : Régis Guyot
Adresse postale : 45, avenue Alsace-Lorraine BP 400 01012 Bourg-en-Bresse Cédex
Tel : 04 74 32 30 00 , de sa secrétaire (Brigitte Sananes) 04 74 32 30 01
Adresse électronique : regis.guyot@ain.pref.gouv.fr
La directrice de cabinet : Violaine Demaret
Fax : 04 74 23 26 56
Adresse électronique : violaine.demaret@ain.pref.gouv.fr
Le secrétaire général : Dominique Dufour
Fax : 04 74 32 30 99
Adresse électronique : dominique.dufour@ain.pref.gouv.fr
Le chef du bureau des étrangers : Daniel Massard
Tel : 04 74 32 59 14
Adresse électronique : daniel.massard@ain.pref.gouv.fr
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Sat 5 Sep - 15:18 | |
| | Quote: | Pardon du rythme soutenu des alertes resf.info ces derniers temps : ce n'est pas nous qui décidons mais le président de la République. Une situation dédiée à M. Besson qui, dans sa conférence de presse a déclaré : « Il ne suffit pas que l'on entre en France, que l'on inscrive son enfant à l'école pour qu'il y ait protection (ndlr: régularisation) des parents ». La vie de Séverin Yaho est une gifle en réponse au "Il ne suffit que l'on entre en France" du ministre. Père expulsé, famille démembrée : en Essonne aussi !
Séverin Yaho est au centre de rétention de Vincennes depuis le 20 août 2009. L’avion qui l’éloignera définitivement de sa famille est programmé pour samedi 5 septembre à 13h50. Séverin ne dort plus, il a perdu une dizaine de kilos en deux semaines.
Séverin Yaho est né au Cameroun en 1979. Sa mère quitte le foyer familial quand il a 3 ans. Son père, chauffeur de camion dans une société de carburants, est toujours sur les routes et confie l’enfant à une famille de sa connaissance en Centrafrique. Séverin a alors 5 ans. Trois ans plus tard, son père décède dans un accident de la route. L’enfant reste dans sa famille d’accueil mais il est considéré comme une charge, maltraité, sans affection. Il s’enfuit vers l’âge de 17 ans quand le fils de la famille lui donne un coup de couteau dans la cuisse. Il vit alors dans la rue jusqu’au jour où un Ivoirien le prend sous son aile. Séverin travaille dans des restaurants pour gagner un peu d’argent. Un an plus tard, ils partent en Côte d’Ivoire. Séverin trouve du travail dans le port. Mais les relations se dégradent entre les deux hommes et il doit à nouveau partir. N’ayant plus d’attaches en Afrique, il décide de tenter sa chance en Europe. Il arrive par bateau à Marseille à 24 ans, sans papiers et rejoint la capitale. Il travaille et dort dans des restaurants.
En 2006, il se fait arrêter et est placé au centre de rétention de Plaisir. Le consulat du Cameroun refuse de lui délivrer un récépissé car il n’a aucun papier d’identité (normal, il a quitté le Cameroun à 3 ans et n’y est jamais retourné).
La même année, Séverin rencontre Josiane qui deviendra sa compagne. Josiane illumine sa vie. Avec le désespoir d’un homme qui va tout perdre, il crie son amour pour cette femme, la seule, dit-il, qui lui ait apporté de l’affection, celle qui lui « a rendu la vie tellement belle ». Josiane a une petite fille de 4 ans, Cyrielle, qu’il aime immédiatement comme sa propre fille. Joyce naît le 3 décembre 2007. « Ma famille est ma seule richesse » dit-il.
La vie de la famille bascule le 10 juin 2009. Séverin est arrêté, condamné à une peine de prison et à une interdiction du territoire d’un an pour séjour irrégulier. Le 20 août 2009, on vient le chercher à la prison de la Santé pour le transférer au centre de rétention de Vincennes. Considérant que son nom est à consonance camerounaise et qu’il s’habille comme un Camerounais, le consulat du Cameroun lui délivre un laissez-passer.
Cette famille très unie n’avait rien à se reprocher : Josiane, originaire de Centrafrique, est titulaire d’une carte de résident de 10 ans. Séverin qui n’a jamais pu déposer de dossier de régularisation car il n’avait pas de passeport enchaînait les petits boulots. Cyrielle est scolarisée à l’école Louis Pergaud à Ste Geneviève des Bois (91) et Joyce est un adorable bout de chou.
Cette famille va être écartelée samedi 5 septembre 2009 sur décision de l’Etat français.
Contacts : Catherine : 06 08 15 24 52 , Pascal : 06 71 62 87 97, Nadia : 06 10 55 35 21
Ministère de la rafle et du drapeau
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Sun 6 Sep - 19:26 | |
| | Quote: | http://www.leprogres.fr/fr/region/l-ain/ain/article/1945418,180/Demandeurs-d-asile-le-domainedes- Capucins-requisitionne.html Demandeurs d'asile : le domaine des Capucins réquisitionné le 06.09.2009 04h00 La propriété des frères Capucins, rue de la Citadelle, était vide depuis deux ans. Des militants du DAL (Droit au logement) et du NPA (Nouveau parti anti-capitaliste) y ont installé une vingtaine de personnes « Depuis six mois, des demandeurs d'asile, munis d'une autorisation provisoire de séjour, dorment dans des garages. Ils bénéficient d'une allocation de 300 euros mensuels avec lesquels ils doivent se débrouiller pour manger, dormir, se vêtir, se loger… C'est insuffisant. À cela s'ajoute une pénurie de places dans les centres d'hébergement pour les accueillir. Ce qui est intolérable ne peut être toléré. Il y a un certain nombre de bâtiments qui sont vides : ça ne gêne personne qu'ils soient ici. » Depuis maintenant trois jours, des militants du DAL 01 (Droit au logement) et du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) ont réquisionné le domaine des Capucins, une propriété de 3 400 m2 comprenant des logements et un verger, rue de la Citadelle. Le bâtiment, vide depuis le départ des frères Capucins en 2007, est aujourd'hui propriété de Bourg Habitat qui a en projet la réalisation de logements sociaux. En attendant, c'est une vingtaine de demandeurs d'asile qui y trouvent un toit depuis jeudi, principalement des ressortissants kosovars célibataires. « On nous dit que ce genre de situation va créer un appel d'air, mais tout le monde en est conscient. Mais, à un moment, il faut vivre là où c'est vivable ! Nous ne voulons pas rentrer en conflit avec la préfecture. Nous voulons savoir comment les gens peuvent être dignement accueillis dans notre département. En discuter avec eux. Pourquoi les demandeurs d'asile sont-ils exclus de la loi Dalo (loi sur le droit au logement opposable de 2007, ndlr) alors qu'ils sont en situation régulière ? » Hier, en milieu d'après-midi, aucun élu de Bourg ou responsable de Bourg Habitat ne s'était manifesté auprès des nouveaux occupants de la propriété des Capucins. Pas même le maire, Jean- François Debat, habitant du quartier. Les militants du DAL et du NPA avaient pourtant des questions à leur poser. « On a une mairie de gauche, un conseil général de gauche, ça fait six mois que le comité de vigilance alerte tout le monde sur la situation, que font-ils quand ils savent qu'ils ont des locaux vides ? » Gaëlle Arrieus http://www.leprogres.fr/fr/region/l-ain/ain/article/1945416,179/Demandeurs-d-asile-le-DAL-01- requisitionne-des-logements-a-Bourg.html Demandeurs d'asile : le DAL 01 réquisitionne des logements à Bourg le 06.09.2009 04h00 Le DAL 01 n'avait plus fait de réquisition à Bourg depuis 2001. Cette année-là, quelque 40 studios vides avaient été ouverts pour y abriter des demandeurs d'asile. Depuis hier, des sympathisants du DAL 01 (Droit au logement) et du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) ont réitéré l'opération en occupant le domaine des anciens frères Capucins, vide depuis deux ans. Cette propriété qui comprend des logements et un verger, d'une surface de 3400 m2, est aujourd'hui propriété de Bourg Habitat, qui a le projet d'y construire des logements sociaux. Depuis le mois d'avril, une vingtaine de demandeurs d'asile célibataires dormaient dans des garages alors que des solutions d'hébergement avaient été trouvées par la Préfecture pour les familles avec enfants. Le dispositif d'accueil d'urgence est aujourd'hui saturé. G. AR |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Mon 7 Sep - 18:04 | |
| | Quote: | Famille Jusufi
La famille Jusufi sont Kosovards de langue albanaise, ils habitaient à Mitrovica dans les quartiers nord de la ville, la famille de son épouse habite au sud de la ville de Mitrovica, à Vushtrri. Habitant dans un quartier à majorité serbe, il subi des pressions pour le contraindre à quitter le quartier, mais dans la partie à majorité albanaise il subi aussi des menaces de mort par les extrémistes alabanais, ayant en 1999 refusé d'entrer dans l'armée : l'UCK. Leur histoire est « banale » c'est la réalité qu'un certain nombre de Kosovards subissent, cette situation est décrite par différentes sources, la MINUK (Mission d'administration Intérimaire des Nations Unis au Kosovo, ils sont en possession d'une attestation qui atteste qu'il est menacé et en danger par des différents extrémistes. Les journaux décrivent cette situation tendue cf article de presse du journal LAJM du 5 janvier 2009 dans lequel on parle d'incendie des propriétés des albanais habitant dans les quartiers nord de la ville le site du ministère des affaires étrangères « Depuis la déclaration d’indépendance le 17 février 2008, le nord du Kosovo connaît une situation de tension. La prise du Tribunal de Mitrovica par des manifestants serbes a nécessité l’intervention armée de la MINUK et de la KFOR le 17 Mars 2008. Les affrontements consécutifs, qui ont fait un mort et environ 150 blessés, furent les plus violents depuis les émeutes de mars 2004. Si on observe un certain retour au calme, plusieurs incidents inter-ethniques sont à signaler ces dernières semaines en particulier aux alentours de Mitrovica, où la tension entre Serbes et Albanais est la plus forte. » l'OSCE organisation pour la sécurité et la coopération :
M.Jusufi a pris la décision de s'exiler suite à l'incendie de sa maison qu'il avait dans un premier temps refusé de vendre à une personne serbe suite à l'incendie, pour finir c'est cette personne qui lui achètera pour une somme cette somme sera ce qu'il donnera au passeur pour les acheminer en France.
Cependant l'Ofpra a considéré qu'ils n'avaient pas apporté les preuves suffisantes des menaces et agressions qu'ils avaient subi, que leurs propos étaient imprécis et comportaient des divergences et que donc leur demande d'asile était rejetée.
Septembre 2009 |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Sat 12 Sep - 17:11 | |
| | Quote: | RESF écrit au préfet de l'Ain pour la famille Jusufi le 11.09.2009 04h00
imprimer envoyer recommander commenter Le préfet de l'Ain, Régis Guyot, a reçu cette semaine un courrier du collectif Réseau éducation sans frontières attirant son attention sur la situation de M. Jusufi. Placé au centre de rétention de Saint-Exupéry, ce Kosovar albanais est le papa de quatre enfants scolarisés à Oyonnax. Son épouse dont « la santé nécessite des soins non disponibles dans son pays », selon l'avis du médecin inspecteur de santé publique de l'Ain, est seule depuis quinze jours.
RESF a demandé au préfet de l'Ain de réexaminer le cas de cette famille qui avait fui Mitrovice, zone de turbulences dangereuses au Kosovo. RESF demande au préfet de prendre les dispositions pour que M. Jusufi soit libéré, « au nom de tous les principes auxquels notre République est attachée et de toutes les conventions dont elle est signataire ».
Le juge des libertés et de la détention doit décider ou non du maintien de M. Jusufi, demain à 9 h 30, au tribunal de grande instance à Lyon. Pas sûr que le Kosovo délivre un laissez-passer pour recevoir M. Jusufi. |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Sat 12 Sep - 19:29 | |
| | Quote: | Bel espoir vite envolé.....
le procureur de la république a décidé que coute que coute M.Jusufi devait être expulsé.........
Espoir quant à 13H la décision du Juge des Libertés tombe : M.Jusufi ne peut être maintenu en rétention........ sauf que le Procureur avait 4H pour faire Appel, ce qu'il a fait, donc M.Jusufi ne sera pas libéré mais devra une nouvelle fois passer devant le Juge des Libertés lundi matin à 11H. Chacun peut imaginer l'énorme espoir soulevé mais bien vite éteint, nous craignons d'ailleurs que M.Jusufi n'ait pas compris que la décision du juge ait été remise en cause et que lundi tout se rejoue..........
En lien avec RESF69 nous cherchons à médiatiser l'affaire en posant la question des motifs d'un tel acharnement?
Ceux qui pourront être au tribunal de la Cours d'Appel de LYON ce lundi seront les bienvenus......
Cours d'appel se situe à l'ancien Palais de Justice 2 rue de la Bombarde
RENDEZ VOUS 10H00 devant le Palais de Justice |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Mon 14 Sep - 16:43 | |
| | Quote: | Deux nouvelles situations urgentes qui nécessitent l’action de tous.
1) Dans l’Ain, l’acharnement contre une famille kosovare.
2) En Seine St-Denis, un père Tchétchène en rétention risque l’expulsion tandis que sa femme et sa petite fille seraient abandonnées en France.
3) Mais aussi quelques nouvelles, des bonnes, de certains de ceux en faveur de qui vous êtes intervenus nombreux quand vous avez été informés de leur situation.
a) Emmanuel Oladipo, expulsé le 15 juillet sur décision de l’Elysée a atterri le 12 septembre à Roissy, accueilli par sa compagne Jimia Sylla et ses trois filles, dont Félicia, née le 30 août. Une magnifique victoire due d’abord à la détermination de Jimia mais aussi à la mobilisation de tous et à la médiatisation. On peut gagner, il faut gagner, on continue.
b) Séverin Yaho, camerounais, père de deux enfants qui était en rétention la semaine dernière a été conduit à l’avion samedi 5 septembre tandis que sa femme et des militants du réseau appelaient les passagers à le soutenir. Il a fait un malaise, le commandant de bord a refusé de l’embarquer. Mardi 7 il devait être présenté au Juge des libertés puis, à 13h50 à l’avion. La police décidait de sauter la case JLD et de le conduire à l’aéroport sans qu’il ait vu le juge. Heureusement, son avocate, prévenue par le réseau, plaidait en son absence : libéré ! Sauf qu’il était déjà menotté, ligoté de la tête aux pieds, bâillonné au pied de la passerelle. Course de vitesse téléphonique tous azimuts pour que les policiers soient officiellement informés. Qui aboutit finalement : au moment où il allait être monté comme un paquet dans l’avion, les téléphones des policiers sonnaient : « libérez-le ».
c) Joao ABEL GABRIEL est libre. Grâce à la médiatisation, à la mobilisation de tous (parents enseignants, élus), à tous vos mails et vos fax, Joao est sorti du CRA de Bobigny mardi 9 septembre. Difficile de dire sa joie, celle de sa compagne et de son fils ! Il remercie tous ceux qui se sont émus de sa situation et qui, à travers son cas, ont condamné la traque des familles privées de papiers. Reste maintenant à obtenir sa régularisation : RESF 93 appelle à un rassemblement de soutien le jour de sa convocation en préfecture pour un nouvel examen de situation, mercredi 16 septembre à 10 h, préfecture de Seine-St-Denis, Batiment R Cassin, porte 1 Métro Picasso.
1) Le gouvernement et le ministre de la casse des familles poursuivent inexorablement leur politique, par exemple dans l'Ain :
La préfecture demande le maintien en centre de rétention, le juge se prononce contre ce maintien Le procureur fait appel. Pourquoi un tel acharnement?
Dans son édition du 11 septembre 2009, le Progrès de Lyon informait ces lecteurs que le préfet de l'Ain, Régis Guyot, a reçu cette semaine un courrier du collectif Réseau éducation sans frontières attirant son attention sur la situation de M. Jusufi. Placé au centre de rétention de Saint-Exupéry, ce Kosovar albanais est le papa de quatre enfants scolarisés à Oyonnax. Son épouse dont « la santé nécessite des soins non disponibles dans son pays », selon l'avis du médecin inspecteur de santé publique de l'Ain, est seule depuis quinze jours.
RESF a demandé au préfet de l'Ain de réexaminer le cas de cette famille qui avait fui Mitrovice, zone de turbulences dangereuses au Kosovo. RESF demande au préfet de prendre les dispositions pour que M. Jusufi soit libéré, « au nom de tous les principes auxquels notre République est attachée et de toutes les conventions dont elle est signataire ».
Samedi 12 septembre, le juge des libertés et de la détention a décidé que le maintien de M. Jusufi en centre de rétention était injustifié, pendant quelques heures M.Jusufi a cru qu'il pourrait enfin rejoindre sa famille qui l'attend à Oyonnax, mais le procureur en a décidé autrement, il a fait appel : M.Jusufi devra rester au centre de rétention pour comparaitre en appel devant le juge des libertés et de la détention ce lundi 14 septembre. Toute la famille Jusufi, les marraines et parrains républicains des enfants placent tous leurs espoirs dans la sagesse de ce tribunal.
Le Préfet de l'Ain n'a pas, jusqu'à maintenant, jugé nécessaire de recevoir les personnes qui soutiennent la famille, il semblerait qu'il laisse cette machine à expulser faire son travail sans vouloir y apporter la dimension humaine qu’il a la possibilité de donner pour que la loi puisse s'appliquer avec discernement.
Depuis 18 mois en France cette famille a été « déplacée » 6 fois, les enfants sont restés de longs mois descolarisés, aujourd'hui ils sont séparés, dans l'angoisse de voir leur père, leur mari expulsé. La France était leur espoir, c'est devenu un cauchemar et pourtant l'idée de retourner au Kosovo est impensable.
Nous nous interrogeons sur les motifs d'un tel acharnement à expulser M.Jusufi, est-ce l'effet des quotas d’une politique pourtant qualifiée par le ministre de « juste, équilibrée et humaine »?
Contact sur ce dossier : Michel Cabaussel 06 84 71 26 61
Préfecture de l’Ain Tel : 04 74 32 30 00 , Secrétariat 04 74 32 30 01 regis.guyot@ain.pref.gouv.fr
Directrice de cabinet Fax : 04 74 23 26 56 violaine.demaret@ain.pref.gouv.fr
Secrétaire général Fax : 04 74 32 30 99 dominique.dufour@ain.pref.gouv.fr
2/ Un autre enfant risque de perdre son père : Liberté et droit au séjour pour Usup MAZHIDOV Monsieur Usup MAZHIDOV, ressortissant tchétchène, a été arrêté le 02 septembre 2009 suite à un contrôle d’identité près de son domicile. Il est le papa de Alina, une petite fille née en France et scolarisée à l’école maternelle Drapiers de Saint-Denis en petite section maternelle. Depuis qu’il est en rétention au CRA de Bobigny, Alina se croit abandonnée par son père et ne comprend pas !
Menacé de mort M. MAZHIDOV a fui la Russie avec son épouse et vit en France depuis 2005. Outre le sort détestable qui attendrait ce papa s’il devait être livré aux autorités russes, trois raisons au moins de le libérer et de lui donner le droit au séjour : · Dès son arrivée en France, il a fait une demande d’asile auprès de l’OFPRA dont il a été débouté. Une demande de réexamen vient d’être rejetée par l’OFPRA, comme c’est le cas le plus souvent, mais devant la Cour Nationale du Droit d’asile n’a pas encore examiné leur recours. · Ce papa est atteint d’hépatite C, une maladie qui a déjà entraîné plusieurs passages aux urgences à la veille de son interpellation et qui ne pourrait être prise en charge efficacement …dans une prison russe ou Tchétchène. · Il laisserait derrière lui une maman désemparée et une petite fille qui est née en France et y est scolarisée. Le Tribunal administratif a malheureusement ignoré ces faits et confirmé l’APRF : c’est de la solidarité et de la mobilisation que dépend maintenant le sort de ce papa et l’avenir de cette famille ! Usup doit pouvoir vivre sereinement dans le pays où il a cherché refuge, avec son épouse et sa fille !
Rassemblement devant l’école des Drapiers à La Plaine Saint-Denis - 9 RUE DE LA MONTJOIE (M° La Plaine Stade de France RER B) mardi 15 septembre à 8 h 30
Pétition à signer sur http://resf.info/P1287
Mails et fax à envoyer d’urgence en s’inspirant de ce texte et sans agressivité inutile à Monsieur le Préfet de Seine-Saint-Denis :
Mails :
nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Fax : 01 48 30 22 88
Coordonnées ministère et Elysée :
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00 Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
sp.besson@iminidco.gouv.fr Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Elysée fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html GUEANT <claude.gueant@elysee.fr> LOUVRIER <franck.louvrier@elysee.fr> Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Mon 14 Sep - 21:58 | |
| | Quote: | Lundi 14/09, 12 h 30, palais de justice :
Madame Jusufi et le petit Gentrit ont-ils vu le papa pour la dernière fois ?
Lundi matin à 11 heures, nous étions une douzaine de personnes dans la petite salle H de la Cour d’Appel pour soutenir M. Jusufi. contre qui le Procureur avait fait appel suite à la décision prise samedi par le juge des libertés et de la détention de ne pas le maintenir au Centre de Rétention.
Madame Jusufi était venue, accompagnée par des voisins et avec son jeune fils Gentrit, qui tenait à être présent. Quand ils se sont présentés devant la porte latérale du tribunal, rue de la Bombarde, un véhicule arrivait , et le petit a tout de suite dit : papa ! Les policiers, un peu gênés mais compréhensifs, n’ont pas empêché le garçon et sa mère d’embrasser le père, puis ils lui ont rapidement enlevé les menottes. La mère et l’enfant se sont assis sur le même banc que le père.
Devant le président, les mêmes arguments que samedi ont été présentés par le représentant de la préfecture et par l’avocate. Mais devant la justice, les mêmes causes ne produisent pas toujours les mêmes effets… La décision a été mise en délibéré jusqu’ à 15 heures, la famille est repartie, mais sans pouvoir contenir plus longtemps son émotion. Pendant que dans la salle du tribunal on passait de nouveau les menottes à M. Jusufi, son jeune fils et sa femme fondaient en larmes. Et à 15 heures, la décision terrible tombait : maintien en rétention ! Ce qu’un premier juge avait décidé était cassé par un autre. Peut-être parce qu’entre temps le Kosovo venait de délivrer un laissez-passer, porte ouverte à l’expulsion, selon l’information donnée par la CIMADE.
Tout le monde est atterré par cette décision qui va laisser une femme et quatre enfants seuls en France sans leur mari et père. Le démantèlement des familles, cette nouvelle stratégie du ministère, permet d’éviter le passage au centre de rétention de femmes et d’enfants, toujours difficile à justifier devant l’opinion publique, mais elle encore plus cruelle. On espère sans doute que la famille désorientée, réduite à l’angoisse et la misère, ira rejoindre l’adulte expulsé dans son pays d’origine. Mais c’est ignorer que ce retour est envisagé par eux comme un cauchemar, que rien ne garantit que le père y survivra, et que chaque jour d’attente sera une torture. C’est oublier aussi que Madame Jusufi a déposé une demande de carte de séjour en tant qu’ « étranger malade » et que, de l’aveu même de la préfecture et du médecin conseil, elle est malade et ne peut recevoir au Kosovo les soins nécessaires.
Il est encore temps de mettre fin à ce drame. M. le Préfet de l’Ain en a le pouvoir et dans les heures qui viennent, de nombreux citoyens ne manqueront pas de le lui rappeler. |
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|  | | alain fondateur


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 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Sat 19 Sep - 15:22 | |
| | Quote: | ----- Original Message ----- From: appel@resf.info To: dumenieu.... Sent: Saturday, September 19, 2009 4:18 PM Subject: Merci pour votre signature / M. Jusufi doit revenir retrouver ses enfants en France
> Merci pour votre soutien, >
> > Utilisez votre carnet d'adresse et faites connaître cette pétition autour de vous! > Rappel : l'adresse web est : > http://www.educationsansfrontieres.org/article22501.html
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|  | | alain fondateur


Number of posts: 19532 Localisation: Dompierre sur Veyle ,France Registration date: 2005-04-19
 | Subject: Re: Sans papiers ( Tchétchénie et cie) Wed 23 Sep - 18:41 | |
| | Quote: | Subject: [Resf] Le PS signe l'appel RESF pour le respect par l'Etat des droits de l'enfant et de sa famille
Le Parti Socialiste signe l’appel RESF pour le respect par l’Etat des droits de l’enfant et de sa famille
Le 23 septembre 2009
Le Parti socialiste, lors de la réunion de son Secrétariat national du 23 septembre, a décidé de signer l’appel lancé par le Réseau Education Sans Frontières « Pour le respect par l’Etat des droits de l’enfant et de sa famille. »
Qu’il s’agisse de démembrement des familles lorsqu’un des deux parents est expulsé, ou de la mise en rétention des enfants avec leurs parents menacés d’expulsion en centre de rétention administrative, les droits des enfants sont mis à mal par la politique actuelle du gouvernement.
Pour le Parti socialiste, l’intérêt supérieur de l’enfant doit rester au premier plan. Le maintien de l’unité familiale doit devenir la règle, mais ne doit plus servir de prétexte à l’enfermement d’enfants.
Comme le soulignent régulièrement les associations, mais aussi des institutions comme l’Unicef, la Défenseure des Enfants ou la Commission Nationale de Déontologie de Sécurité, l’enfermement des enfants en centre de rétention administrative, lieu privatif de liberté, contrevient aux règles de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant dont on va fêter prochainement le vingtième anniversaire.
Déjà signataire de l’appel fondateur de RESF, le Parti socialiste, par la présence de sa Secrétaire nationale à l’Immigration, Sandrine Mazetier, a participé au premier rassemblement organisé par RESF ce dimanche 20 septembre et appelle ses militants, dont un grand nombre parraine des familles sans papiers, à participer à ces rassemblements organisés tous les dimanches de 16h à 17h sur le parvis de Notre Dame de Paris jusqu’au 22 novembre. |
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